Usine d'urée à Bécancour: Québec pourrait tendre une perche aux promoteurs

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«Je ne veux pas être l'investisseur nono. Je veux être l'investisseur qui va être traité comme tous les autres investisseurs et qui sera récompensé s'il prend un risque» - le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust

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(Québec) Québec pourrait tendre une perche à la coopérative indienne IFFCO et à la Coop fédérée pour que l'usine de production d'urée de 2 milliards $ lève de terre à Bécancour.

Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a indiqué que le gouvernement pourrait éventuellement sauter dans la mêlée si on lui proposait d'être actionnaire dans ce projet qui était d'abord évalué à 1,2 milliard $. Toutefois, si les promoteurs demandaient à l'État d'être un simple guichet de subventions, la réponse serait négative, a déclaré le ministre en marge d'une conférence prononcée, mardi, devant la Chambre de commerce et d'industrie de Québec.

«Je ne veux pas être l'investisseur nono. Je veux être l'investisseur qui va être traité comme tous les autres investisseurs et qui sera récompensé s'il prend un risque», avait-il mentionné dans son allocution en signalant qu'à titre d'ancien banquier devenu politicien, son travail était maintenant de rendre les Québécois, «mes huit millions d'actionnaires un peu plus riches».

Mardi, IFFCO et la Coop fédérée ont annoncé qu'ils effectuaient un «repli stratégique», le temps de trouver du financement pour réaliser ce projet dont la construction aurait dû débuter cette année, selon les échéanciers initiaux.

Jacques Daoust s'est dit soulagé d'apprendre que les promoteurs n'avaient pas l'intention de jeter l'éponge. Selon lui, il est tellement facile pour une multinationale comme IFFCO qui n'a pas d'attache ici de lever les feutres. «IFFCO ne décroche pas. Voyons-y un signe encourageant», a-t-il soutenu en ajoutant que le gouvernement, s'il saute dans l'aventure, devra prendre en considération le nombre d'emplois qui seront créés par l'implantation de l'usine de production d'urée. Les promoteurs estiment que l'exploitation des installations devrait fournir du boulot à environ 250 personnes. Mardi, le ministre Daoust parlait plutôt de 150 emplois. «Ce n'est pas un projet qui a créé beaucoup d'emplois.»

«Il l'a échappé!»

En point de presse, Jacques Daoust a indiqué que sa décision de renverser rapidement celle de son sous-ministre au sujet de la coupe budgétaire de quelques centaines de milliers de dollars dans le programme d'appui à la culture scientifique n'avait pas été guidée par la forte réaction de désapprobation provoquée dans le milieu.

«Cela n'a rien à voir», a-t-il indiqué en signalant qu'il n'avait pas à être convaincu de l'importance d'inculquer des notions scientifiques à la jeune génération. Si ses fils sont devenus des geeks de l'informatique, c'est en lisant le magazine Les Débrouillards, entre autres.

Il n'a pas voulu lancer la pierre à son sous-ministre en admettant, par contre, que ce dernier l'avait «échappé».

«Ces gens-là [lire : les mandarins] sont appelés à prendre des décisions tout le temps. Disons qu'il a manqué son coup une fois et que, dans 99 % des cas, il réussit bien.»

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