Mesure Robin des bois: les Galeries de la capitale ne céderont pas

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Le maire avait annoncé lundi son intention de créer une «taxe Galeries de la capitale» qui sera refilée l'an prochain à tous les commerçants si Les Galeries de la capitale ne retire pas la contestation judiciaire de son compte de taxes reçu en 2013.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) L'actionnaire des Galeries de la capitale, le Groupe immobilier Oxford, n'a pas l'intention de retirer la contestation judiciaire de son compte de taxes, n'en déplaise au maire de Québec, Régis Labeaume, qui a menacé lundi de refiler la facture de 1,2 million $ à tous les commerçants de la ville dès 2016.

La compagnie propriétaire des Galeries de la capitale a réagi mardi à la fronde lancée la veille lors du dévoilement du budget de la Ville de Québec par Régis Labeaume. Le maire avait annoncé lundi son intention de créer une «taxe Galeries de la capitale» qui sera refilée l'an prochain à tous les commerçants si Les Galeries de la capitale ne retire pas la contestation judiciaire de son compte de taxes reçu en 2013, après que la Ville eut choisi d'adopter une mesure Robin des bois en refilant aux gros joueurs une partie de la hausse de taxe des petits commerçants. L'entreprise a eu gain de cause devant le tribunal, et la Ville est maintenant condamnée à rembourser le 1,2 million $ payé en trop, ce qu'elle conteste en appel.

Mardi, M. Labeaume en a rajouté. «C'est un comportement de citoyen corporatif avec lequel je ne suis absolument pas d'accord. Ce n'est pas parce qu'ils sont gros qu'on doit les laisser faire.» Le centre commercial est détenu par l'Office d'investissement du régime des pensions du Canada et Oxford, le bras immobilier de la caisse de retraite des employés municipaux de l'Ontario (OMERS).

En attente du tribunal

Jean-Marc Rouleau, directeur principal gestion immobilière chez Groupe immobilier Oxford, rappelle que c'est la Cour Supérieure qui a déterminé que les 300 entreprises qui opèrent dans les Galeries de la Capitale avaient été facturées 1,2 millions $ de trop. «En tant que gestionnaires du centre commercial, nous avons une obligation de fiduciaire envers nos locataires ainsi qu'envers les membres des régimes de retraite qui sont ultimement propriétaires du centre commercial», a-t-il souligné par courriel.

L'entreprise a l'intention d'attendre la décision du tribunal. «La ville a logé un appel de cette décision et nous attendons les résultats de cet appel», a indiqué M. Rouleau.

«Les 300 entreprises qui opèrent dans les Galeries de la Capitale, incluent de petites et moyennes entreprises locales ainsi que certains grands détaillants, et ensemble ils emploient localement plus de 2000 personnes. L'équipe de gestion du centre commercial et les fonds de retraite qui en sont propriétaires sont engagés à l'essor économique de la ville de Québec et des entreprises qui opèrent aux Galeries de la Capitale, comme en témoigne un investissement en cours de 50 millions $ pour rénover la propriété et ses environs afin de mieux servir la clientèle et la communauté», a-t-il ajouté.

Bien qu'il juge peu probable qu'un tel choc se reproduise lors du dépôt du prochain rôle, fin 2015, le maire Labeaume n'hésiterait pas à faire appel de nouveau à la mesure Robin des Bois. «S'il y avait un choc trop important, nous protégerions les plus petits avec la mesure Robin des Bois. On le ferait de nouveau.»

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