Station touristique Stoneham: des autobus pour skier... au Mont-Sainte-Anne

Toujours en lock-out, les employés de la station... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Toujours en lock-out, les employés de la station de ski de Stoneham ont manifesté le 27 novembre dernier au pied des pentes.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le propriétaire du centre de ski Stoneham maintient la ligne dure : le lock-out perdure, la station est fermée, des autobus sont loués pour transporter les clients mécontents vers le Mont-Sainte-Anne.
Des skieurs détenant un laissez-passer saisonnier se sont plaints. Des clients ayant loué des condos et des chambres près des pentes ont aussi maugréé. Ils ne peuvent profiter de leurs achats parce que le propriétaire de la station, Resort of Canadian Rockies, a décrété l'arrêt des opérations le 26 novembre.

L'employeur espérait ainsi convaincre les syndiqués de la montagne de signer son «offre finale et globale», note la chef de service des communications pour les stations Stoneham et Mont-Sainte-Anne, Lisa Marie Lacasse. En réponse au lock-out, les membres du Syndicat des employé-e-s de la station de ski Stoneham ont plutôt voté en faveur de la grève. Il y a impasse.

«On demeure fermés ce week-end», observe donc Mme Lacasse. Au grand dam des habitués. «On a bien analysé le mécontentement des gens. On leur offre un service de navette gratuit de Stoneham au Mont-Sainte-Anne.» Il ne faut pas manquer le départ : samedi et dimanche, 8h30. Retour à 15h.

Une fois sur place, seuls les abonnements de saison de jour sont honorés. Les détenteurs de laissez-passer pour le ski de soir sont mal pris... puisqu'il n'y a pas de ski de soir avant le 26 décembre au Mont-Sainte-Anne; les pistes du versant nord, les seules accessibles, ne sont pas éclairées. En attendant, on leur offre un rabais pour le ski de jour et on redouble d'efforts pour enneiger des pistes éclairées. S'il fait froid, les amateurs pourront dévaler des pentes le soir à partir du 10 décembre... mais pas sept jours sur sept comme à Stoneham, seulement du mercredi au samedi.

Ces «actions pour compenser la clientèle» seront en place «pour toute la durée du conflit», avance Mme Lacasse. Et le conflit pourrait s'enliser. «On a décrété le lock-out dans le but de faire bouger les choses. [...] Il y a eu une rencontre au début de la semaine en conciliation. Depuis, il n'y a pas eu d'autres rencontres. Il n'y a pas de rencontre prévue prochainement.»

Intransigeance patronale

Le syndicat critique l'intransigeance patronale. «Il n'y a pas de développement, l'employeur est fermé», déplore Ariane Gagné, conseillère du Service des communications de la CSN. «Il n'y a pas de rencontre de négociation prévue, pas de conciliation de prévue.» Les officiers n'ont cependant pas encore jugé opportun d'exercer le mandat de grève.

Au fait, un ex-employé affirmait cette semaine vouloir déposer un recours collectif au nom des détenteurs d'abonnements de saison qui ne peuvent profiter des pistes. «On l'a appris dans Le Soleil», indique Lisa Marie Lacasse. «De notre côté, on n'a rien reçu.»

Seuls les travailleurs de la montagne sont en lock-out, pas ceux des autres entreprises de la station touristique, dont l'hébergement. Le syndicat compte entre 150 et 200 membres durant les pointes de l'hiver.

Resort of Canadian Rockies est propriétaire de six stations de ski au Canada, dont Stoneham et Mont-Sainte-Anne

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