Le Parc technologique mise sur ses terrains vacants

La directrice générale du Parc technologique du Québec... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La directrice générale du Parc technologique du Québec métropolitain, Natalie Quirion

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Avec des espaces vacants totalisant deux millions de pieds carrés, le Parc technologique du Québec métropolitain croit être en mesure de générer des investissements de 70 millions $ au cours des prochaines années.

Les célébrations, en 2013, du premier quart de siècle étant bel et bien maintenant de l'histoire ancienne, la directrice générale, Natalie Quirion, et sa petite équipe sont passées en deuxième vitesse pour accélérer la croissance du parc technologique, une communauté d'affaires de 15 millions de pieds carrés regroupant une centaine d'entreprises innovantes et de centres de recherche qui fournissent un gagne-pain à plus de 5200 travailleurs.

«Nous voulons maximiser le développement du parc, et ce, de manière intelligente et respectueuse de l'environnement boisé dans lequel poussent les entreprises», affirme Mme Quirion en entrevue au Soleil.

En 2013, le Parc technologique du Québec métropolitain a accueilli seulement trois nouvelles entreprises. Toutefois, le montant des investissements immobiliers a totalisé près de 12 millions $. La directrice générale reconnaît d'emblée que le nombre de nouvelles venues est peu élevé. Par contre, les projets d'expansion des entreprises ayant déjà pignon sur rue dans le parc techno ne cessent de se multiplier. «Des petites compagnies prennent de l'expansion et réclament des espaces additionnels.»

Pour l'année 2014, Natalie Quirion s'attend à des résultats similaires à ceux de l'an dernier.

«Il y a de la demande pour l'achat de terrain et pour la location d'espaces locatifs dans les bâtiments multilocatifs existants ou dans notre centre d'affaires. L'an dernier, nous avons traité une cinquantaine de dossiers», signale Mme Quirion en soulignant que le parc techno ne souffrait pas de la concurrence de la part de la Ville de Québec qui fait la promotion de ses parcs technologiques, aussi appelés les «Espaces d'innovation». Héma-Québec et ABB ont récemment annoncé qu'elles allaient bientôt établir leurs pénates à l'Espace d'innovation Michelet qui est situé à un jet de pierre du Parc technologique du Québec métropolitain.

«Aux clients, nous présentons l'offre du parc et la Ville de Québec fait de même pour ses espaces d'innovation. Nous échangeons avec elle, depuis quelque temps, pour voir comment nous pourrions mieux orchestrer nos actions.»

Par ailleurs, le Parc technologie du Québec métropolitain entend ressusciter un vieux projet, celui de la construction d'un nouveau bâtiment multiservice qui proposera des espaces pour abriter, entre autres, des entreprises naissantes.

Cap sur la densification

Au cours des derniers mois, la corporation du Parc technologique du Québec métropolitain s'est remise en question. Comment pourrait-elle générer plus de développement et plus de rentabilité à partir des deux millions de pieds carrés à défricher? Précisons que la corporation sans but lucratif ne tire pas ses revenus de subventions gouvernementales, mais bien de la vente des terrains situés sur son territoire.

Elle s'est notamment dotée d'une nouvelle planification stratégique et a adopté un modèle d'affaires lui permettant, à la fois, d'améliorer sa rentabilité par la vente des terrains vacants et de bonifier les services offerts aux entreprises. Le ménage a été fait dans les processus internes et la gouvernance a été allégée. De 21, le nombre de membres du conseil d'administration a été réduit à 13. Elle a fait appel à des partenaires - des investisseurs et de promoteurs immobiliers - pour l'épauler.

«Nous voulons continuer de miser sur la densification sans toutefois nuire à l'environnement et à la qualité de vie des travailleurs», insiste Natalie Quirion.

Écosystème d'innovation

Et qu'arrivera-t-il, le jour où le parc «techno» affichera complet? La corporation se fera-t-elle hara-kiri? Sa mission sera-t-elle terminée?

«Nous n'existons pas que pour faire de l'immobilier. Le parc n'est pas seulement un rassemblement physique d'entreprises», prend soin de préciser Mme Quirion.

Son organisation joue un rôle crucial de l'écosystème d'innovation à Québec en tissant des liens entre les entreprises et les établissements d'enseignement supérieur, en suscitant les occasions de réseautage, en permettant aux entreprises de partager leurs meilleures pratiques en matière de gestion des ressources humaines, de recherche et développement et de marketing et de mettre sur pied des projets de collaboration.

«Notre mission est de garantir un continuum d'espaces et les réseaux pour soutenir les sociétés porteuses de projets innovants.»

Le Parc techno en chiffres

  • Superficie de 15 millions de pieds carrés
  • 41 bâtiments
  • Une centaine d'entreprises
  • 5200 travailleurs

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