Ce qu'ils disent du Plan Nord...

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Dominic Lemieux, coordonnateur du syndicat des Métallos pour l'Est-du-Québec et la Côte-Nord

Collaboration spéciale Steeve Paradis

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Qu'on soit du côté des employeurs ou de celui des travailleurs, les espoirs suscités par le Plan Nord ne sont pas du tout les mêmes. Une tendance se dégage toutefois : si Québec veut vraiment investir dans le Plan Nord seconde version, c'est le temps de le faire maintenant. Voici les réactions de quelques organisations en rapport avec le développement du Nord.

>> Ce dont le Québec a besoin, croit le CPQ

«Le Plan Nord constitue tout à fait le genre d'initiatives dont le Québec a besoin actuellement pour sortir de la morosité économique.»

Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, est sans équivoque. Parmi les éléments les plus prometteurs, M. Dorval retient les investissements prévus en matière d'infrastructures et de développement énergétique ou minier, «mais on peut aussi penser aux investissements consacrés à la formation de la main-d'oeuvre, à la recherche et au développement des compétences nécessaires à ce cadre si particulier».

Le patron du CPQ estime aussi que l'exploitation responsable du Nord est une condition essentielle à la prospérité collective. «Si, comme société, nous voulons voir se libérer le formidable potentiel de développement de ce territoire, nous avons le devoir d'établir les conditions d'un véritable dialogue autour de ses attraits économiques, sociaux et environnementaux», lance-t-il.

>> Le bon moment pour la FCEI

Pour la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), la relance du Plan Nord arrive au bon moment.

«C'est maintenant qu'il faut planifier afin d'être fin prêts lorsque le prochain cycle haussier du marché des métaux surviendra», indique Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole, qui souhaite que les PME «soient en mesure de saisir toutes les opportunités» et qu'elles aient tout l'éclairage et l'accompagnement nécessaires pour le faire.

Mme Hébert croit également que le gouvernement devra s'assurer qu'il n'y ait pas de pénurie de main-d'oeuvre dans les PME. «Ça paraît peut-être moins sexy politiquement de faire des plans pour attirer de la main-d'oeuvre peu qualifiée, via l'immigration, par exemple, mais la réalité fait en sorte que nous aurons toujours besoin de ces très précieux travailleurs pour servir les clients dans nos restaurants, hôtels et petits commerces», a rappelé Mme Hébert.

>> La CSN se montre inquiète

Du côté de la CSN, on manifeste bien des inquiétudes par rapport au Plan Nord, principalement en ce qui a trait aux questions environnementales et au respect des droits des communautés autochtones. En fait, on se demande en quoi le Québec est gagnant avec ce vaste projet.

«Quand on fait une analyse coûts-bénéfices, il semble y avoir plus de coûts que de bénéfices pour la population québécoise», affirme le responsable des dossiers environnementaux et de développement durable à la CSN, Pierre Patry. «On nous a promis mer et monde avec ce plan, mais quand on regarde l'évolution du prix des métaux [à la baisse] et la faiblesse des redevances versées au gouvernement, ça ne lève pas haut.»

M. Patry recommande également d'éviter le plus possible le fly in/fly out. «Si on veut développer vraiment le Nord, il faut y installer des communautés et leur donner des services», a-t-il conclu.

>> Un Plan Nord au neutre, selon les Métallos

«On dirait qu'il est mort, le Plan Nord. Ça manque carrément d'engouement et on dirait que le gouvernement ne s'implique pas assez là-dedans.»

Pour sortir de cette torpeur, Dominic Lemieux, coordonnateur du syndicat des Métallos pour l'Est-du-Québec et la Côte-Nord, partage l'avis de la FCEI. «C'est le temps d'investir pour éviter les gros booms», ajoute-t-il.

Et parlant d'investissement, «il y a 850 millions $ qui dort sur la table», lance-t-il en parlant du projet de Mine Arnaud à Sept-Îles, un projet de mine d'apatite qui créerait plus de 300 emplois et qui attend le feu vert gouvernemental. Un projet qui divise aussi la population locale.

Quant à un éventuel succès du Plan Nord, M. Lemieux suggère au gouvernement de trouver une manière de favoriser la transformation du minerai au Québec «au lieu d'expédier les matières brutes ailleurs». Les Métallos réclament aussi la fin du fly in/fly out en favorisant l'embauche de main-d'oeuvre locale et régionale.

>> WSP voit de nouvelles occasions

La firme d'ingénierie WSP dit surveiller avec intérêt le développement du Nord québécois, évidemment, parce que les ingénieurs seront «des acteurs de premier plan», mais aussi parce que «les différents projets qui y sont entrepris ouvrent la porte à l'exploitation de nouvelles ressources telles le diamant, le lithium ou l'uranium», lance Marc Tremblay, vice-président principal, Québec, chez WSP.

Se disant familière avec le Nord, puisqu'elle dispose depuis plusieurs années de bureaux en Abitibi et sur la Côte-Nord, la firme estime que le Plan Nord 2.0 se traduira notamment «par l'aménagement d'infrastructures de transport, le développement d'énergies renouvelables et par de nombreuses études environnementales, autant de domaines dans lesquels WSP a une expertise reconnue», a ajouté M. Tremblay.

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