Marché de Noël de Bruxelles: la «boule à neige» de Québec fait bon effet

Le maire Labeaume a reçu de nombreux compliments... (Collaboration spéciale Annie Morin)

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Le maire Labeaume a reçu de nombreux compliments au sujet de la scène sphérique, parée d'un toit transparent et de multiples lumières, reposant sur une base carrée où des écrans diffusent en boucle des images féériques de Québec.

Collaboration spéciale Annie Morin

(Bruxelles) La nouvelle scène en forme de boule à neige de la Ville de Québec a fait bon effet, mercredi, à Bruxelles. 

Le maire Régis Labeaume n'était pas peu fier de présenter aux Belges la scène sphérique, parée d'un toit transparent et de multiples lumières, reposant sur une base carrée où des écrans diffusent en boucle des images féériques de Québec. Il a d'ailleurs reçu de nombreux compliments.

Il s'agit de la pièce centrale de la place Ville-de-Québec, petit îlot du marché de Noël de Bruxelles où se dressent des kiosques offrant des produits québécois (sirop d'érable, bières de microbrasseries et poutine, entre autres) ainsi que des conseils touristiques.

«Il nous manquait la boule. Depuis qu'il y a de l'activité, ça attire le monde», a fait remarquer Mario Pinette, qui vend des alcools québécois aux Belges et aux touristes, vêtu de sa veste à carreaux bleus.

Pendant deux fins de semaine, un spectacle alliant chanson, arts du cirque, bande dessinée et sculpture sur glace sera présenté en soirée. Les extraits proposés mercredi ont visiblement plu au public. Marc Lepire, qui a construit le palais de glace de Bonhomme l'an dernier pour le Carnaval de Québec, a attiré la plus grande foule en sculptant un dauphin dans la glace avec sa scie à chaîne.

«Vous avez vu le genre de scène, on va pouvoir la réutiliser pendant des années», a fait ressortir le maire Labeaume. La conception et l'animation de la boule à neige ont coûté 500 000 $ à la Ville de Québec, une somme bien investie selon lui. «Ça en prenait une à un moment donné parce qu'on est invités» dans plusieurs événements à travers le monde, a-t-il fait valoir. Celle-là est démontable et réutilisable, elle peut servir été comme hiver, qu'il tombe de la pluie ou de la neige.

Selon M. Labeaume, les doutes soulevés à Québec sur la pertinence du projet sont le fait de «deux ou trois personnes». «Tout le monde a critiqué quelque chose qu'ils n'ont jamais vu», a-t-il lancé, impatient de montrer la boule à neige au Carnaval et au marché de Noël en 2015. 

Nancy Bernier, l'artiste qui a imaginé et conçu la boule à neige, était aussi très fébrile, mercredi. Elle ne se formalisait pas du tout des critiques hâtives. «Moi, je fais mon travail, je fais ma passion. Ce sont des commentaires qui passent de toute façon. Quand les gens voient après, qu'ils trouvent ça beau, qu'ils trouvent ça intéressant pis que ça les touche, ces commentaires-là, ça se dissout», a-t-elle expliqué. 

Mme Bernier fait valoir qu'elle lègue un produit durable, qui pourra être animé par d'autres au fil des ans. Ce n'est pas un hasard car elle-même trouvait dommage et coûteux que les installations créées pour des événements spéciaux ne puissent pas être réutilisées. 

Opération charme... gastronomique

En soirée, l'Office du tourisme de Québec a poursuivi l'opération charme en invitant des voyagistes et des journalistes touristiques de la Belgique à un repas conçu par la chef pâtissière du restaurant 47e Parallèle et vedette de l'émission Les chefs!, Isabelle Plante, sur place pour l'occasion. Ils ont été reçus en grand avec pétoncles, ris de veau, mignon de wapiti et légumes québécois de saison au menu. 

Le but est de leur vendre Québec l'hiver, pour qu'ils en parlent à leur tour aux touristes potentiels. L'accent est mis sur la beauté de la ville sous la neige et les activités extérieures. 

Bernard Lamy, propriétaire de Go To Canada, une petite entreprise belge qui organise des voyages sur mesure, confirme que la destination gagne lentement en popularité, mais qu'il reste encore des préjugés à combattre, dont celui du froid. Il est pourtant le premier à l'admettre : il fait plus froid dans l'humidité à Bruxelles que dans la neige à Québec. Ça en fait un de convaincu.

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LU

Godiva, Leonidas, Neuhaus, Wittamer, mais aussi Planète Chocolat, Galler, AM Sweet... La Belgique est réputée pour ses chocolats et il est impossible d'en faire abstraction tellement la tentation est partout à Bruxelles. En plus de courir les boutiques spécialisées, les gourmands de passage peuvent visiter le Musée du chocolat ou participer à des visites-dégustations chez des artisans. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Une orgie qui n'a rien de rassurant alors qu'on annonce une possible pénurie de cacao dès 2020, comme le rapportait le collègue Jean-Simon Gagné dans nos pages la fin de semaine dernière.

Le Manneken-Pis, «le gamin qui pisse»... (Photo tirée de Wikipedia) - image 3.0

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Le Manneken-Pis, «le gamin qui pisse»

Photo tirée de Wikipedia

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VU

Le Manneken-Pis, «le gamin qui pisse», dans sa tenue originale, c'est-à-dire complètement nu. La statue de bronze, qui fait à peine une cinquantaine de centimètres, est un symbole de Bruxelles depuis au moins le XVIIe siècle et représente l'indépendance d'esprit de ses habitants. Le petit bonhomme est fréquemment habillé pour honorer une profession ou appuyer une cause. Un calendrier de ses fantaisies est d'ailleurs établi à l'avance pour ses admirateurs. Dernièrement, Petit Julien (c'est son nom) a porté un nez rouge pour la Journée des droits de l'enfant et a été recouvert d'un condom en tricot pour sensibiliser les passants au sida. Vendredi, il doit se faire alpiniste et le 25 décembre, vous l'aurez deviné, il revêtira son costume de père Noël. Petit coquin.

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ENTENDU

Que lundi prochain, il y aura grève à Bruxelles ainsi que dans les provinces de Brabant flamand et de Brabant wallon. Cela fait déjà plusieurs semaines que les régions belges débraient à tour de rôle les lundis, non sans effet sur l'ensemble du pays. Un front commun de syndicats, représentant autant des employés du secteur privé que public, dénonce les mesures d'austérité du gouvernement de Charles Michel, premier ministre à la tête de la plus récente coalition, qui date seulement du mois de mai. Il est notamment question d'un gel des salaires et de la réforme des pensions. Tiens donc... Une grève générale est prévue le 15 décembre. Si ça ne suffit pas, il est prévu d'ajouter d'autres journées de grève en janvier.

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