Fardeau fiscal: l'opposition accuse, Couillard promet des jours meilleurs

Le premier ministre Philippe Couillard.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le premier ministre Philippe Couillard.

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(Québec) Les libéraux alourdissent le fardeau fiscal des Québécois par des moyens détournés, accusent les partis d'opposition. Faux! réplique Philippe Couillard, qui martèle que 81 % de l'effort est réalisé par le gouvernement lui-même. Le débat ne fait que commencer.

Une part de 11 % de l'effort pour parvenir au «déficit zéro» en 2015-2016 provient de mesures fiscales touchant les entreprises, tandis que «le contribuable, le citoyen, ne prend en charge que 8 %», a insisté le premier ministre, mercredi, au lendemain de la présentation de la mise à jour économique et financière. La note présentée mardi aux particuliers et aux entreprises s'élève à quelque 600 millions $, selon les documents gouvernementaux.

Le «gouvernement s'acharne sur les familles, les consommateurs, la classe moyenne», fulmine le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard.

Son parti évalue la hausse du fardeau fiscal à 800 millions $. Il y inclut les 193 millions $ provenant de la modulation à venir du tarif des services de garde subventionnés.

L'évaluation du chef caquiste François Legault s'élève, elle, à 1,4 milliard $. M. Legault englobe tout : la hausse des tarifs d'électricité, des taxes scolaires, des tarifs de garde, des taxes d'assurance auto et des droits d'immatriculation.

«Les vraies affaires, pour le gouvernement libéral, c'est de piger toujours et toujours plus dans les poches des contribuables», fustige-t-il.

Amir Khadir, de Québec solidaire, invite le gouvernement à imposer davantage les dividendes; à aller chercher de nouveaux revenus chez les «95 000 contribuables qui n'ont payé aucun impôt sur plus de 6 milliards $ de dividendes».

Pas question pour Québec d'emprunter cette voie, toutefois. Elle rendrait la vie plus difficile à des retraités, fait valoir le ministre des Finances, Carlos Leitão.

Peu après son arrivée au pouvoir, en 2012, le gouvernement du Parti québécois avait renoncé à augmenter la taxation des revenus en dividende et des gains en capital.

Le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec ne croit pas que le plus dur soit fait, comme le prétend le ministre Leitão. «Rien n'est plus faux. Le pire est à venir», dénonce son président, Richard Perron. Il s'inquiète particulièrement des 689 millions $ que le gouvernement entend aller récupérer «dans les poches des employés de l'État».

«LE DERNIER BOUT»...

«Le chemin qui reste à faire ne sera pas fait par les contribuables, promet Philippe Couillard. La côte est presque complètement gravie. Le dernier bout va être fait dans les dépenses du gouvernement.»

Il laisse entrevoir des jours meilleurs. «Tout le monde va être récompensé par l'atteinte de l'équilibre budgétaire. D'abord, par les choix que nous pourrons faire et également par les impôts que nous pourrons baisser pour remettre l'argent dans la poche du monde d'ici la fin du mandat.»

Mardi, Carlos Leitão a entre autres annoncé une réduction du crédit d'impôt pour les cotisations syndicales et professionnelles, une augmentation du droit d'immatriculation pour les véhicules munis de moteurs de forte cylindrée et l'introduction de seuils de dépenses minimales pour les entreprises désireuses de bénéficier de crédits d'impôt en recherche et développement.

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