Mise à jour économique: les Québécois paieront une partie de la note

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Le ministre des Finances, Carlos Leitao, lors de la période de questions, mardi

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Le gouvernement de Philippe Couillard a présenté une nouvelle note aux particuliers et aux entreprises, mardi. Le nouvel effort s'élèvera à quelque 600 millions $.

L'exercice de mise à jour économique et financière lève le voile sur le détail de mesures totalisant près de 2,5 milliards $, certaines liées à des réductions du coût de services publics, d'autres à de nouvelles entrées fiscales pour l'État.

Ces 2,5 milliards $ se décortiquent en deux grands volets. Le premier comprend près de 1,9 milliard $ d'économies en «contrôle des dépenses», dont presque toutes ont été annoncées ces derniers temps. Pensons à la révision des programmes en santé ou au financement des services de garde.

S'y ajoutent - et c'est là que se situent réellement les nouveautés - quelque 600 millions $ en réduction de «dépenses fiscales» et «autres mesures relatives aux revenus» en 2015-2016.

Plus de 260 millions $ concernent les particuliers et plus de 330 millions $, les entreprises.

• Le gouvernement a décidé de réduire de 20 % à 10 % le taux du crédit d'impôt pour les cotisations syndicales et professionnelles.

• Il augmentera le droit d'immatriculation pour les véhicules munis de moteurs de forte cylindrée. Pour une grosse cylindrée de six litres et plus, la hausse atteindra 200 $ par année.

• Le taux de taxe sur les primes d'assurance automobile grimpera de 5 % à 9 %, ce qui correspondra à 20 $ par an pour un véhicule de promenade.

• Le gouvernement introduit des seuils de dépenses minimales pour les entreprises désireuses de bénéficier de crédits d'impôt en recherche et développement.

• Il impose aussi une taxe temporaire aux banques et aux institutions financières liée aux salaires qu'elles versent.

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec sont au diapason dans leurs critiques. «C'est un très mauvais cadeau de Noël pour les familles québécoises», fustige le péquiste Nicolas Marceau.

La classe moyenne écope encore, dénonce le chef caquiste, François Legault, en rappelant la récente décision de moduler le tarif des services de garde subventionnés. Il évalue qu'en tout et pour tout, les Québécois devront payer 1,4 milliard $ de plus.

«Le plan fonctionne»

Le ministre des Finances, Carlos Leitão, joue la carte de l'apaisement politique. Il calcule que «près de 85 % des mesures nécessaires au retour à l'équilibre budgétaire sont maintenant identifiées». Il reste néanmoins 1,1 milliard $ à trouver pour l'atteindre.

Le document Le Point sur la situation économique et financière soutient que le déficit pour l'année en cours - celle de 2014-2015 - sera celui prévu, soit 2,3 milliards $. Et que le «déficit zéro» sera au rendez-vous l'année prochaine.

Ces objectifs seront atteints en maintenant les versements prévus au Fonds des générations, est-il précisé. Ceux-ci devraient totaliser 1,3 milliard $ d'ici le 31 mars et 1,6 milliard $ l'année suivante. Cet argent ira à la réduction de la dette, qui coûte 30 millions $ en intérêts par jour aux Québécois.

Sur le front de la «relance de l'économie», le gouvernement ajoute 195 millions $ sur trois ans, selon les documents présentés mardi.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, martèle et martèlera ces prochains jours que le gros de «l'effort pour arriver à l'équilibre budgétaire est fait du côté des dépenses du gouvernement». L'effort gouvernemental s'élèverait à quelque 80 %.

«Le plan qu'on a mis en marche fonctionne», renchérit le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Le gouvernement prévoit dégager des surplus budgétaires en 2017-2018. Ceux-ci devraient s'élever à 455 millions $. La moitié sera consacrée à des réductions d'impôt, répète-t-on. L'élimination de la taxe santé est dans la mire.

«Le pire n'est pas derrière nous, lance la solidaire Manon Massé. Ce gouvernement nous amène dans une austérité permanente.»

«Moins d'un café par semaine»

Présent aux côtés des ministres Carlos Leitão et Martin Coiteux, mardi, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, n'a pas fait mystère de l'impact qu'aura sur les automobilistes l'assujettissement des distributeurs de combustible et de carburant fossile au marché du carbone.

«Pour un automobiliste qui a une automobile consommant sept litres aux 100 kilomètres et qui parcourt 20 000 kilomètres par an, on parle d'une augmentation d'à peu près 28 $ par année. Alors, là, on parle de moins d'un café par semaine. Si on parle d'un 4 X 4 qui consomme plus, peut-être 14 litres aux 100 kilomètres, là on parle de 56 $ par année pour 20 000 kilomètres. Encore là, moins d'un café par semaine.» 

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