Expo Québec: la Ville consultera les citoyens

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La programmation d'Expo Québec des dernières années, qui a rompu avec la tradition agricole pour se recentrer sur les émotions fortes, n'a visiblement pas permis d'attirer une nouvelle clientèle.

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(Bruxelles et Québec) La Ville de Québec veut savoir ce qui cloche avec Expo Québec. Devant les résultats désastreux de la fréquentation en 2014, elle sondera «très prochainement» les citoyens dans l'espoir de «retrouver l'âme» de cette fête centenaire qui a visiblement raté le virage jeunesse pris en 2013.

La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 1.0

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La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux

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«Oui, on s'est trompés», a reconnu la vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Julie Lemieux.

Dans son édition de lundi, Le Soleil révélait en exclusivité l'ampleur de la baisse de fréquentation d'Expo Québec, qui a accueilli seulement 227 703 personnes l'été dernier, une chute de 26 % par rapport à 2013 ou 45 % au cumulatif depuis 2008. La programmation des dernières années, qui a rompu avec la tradition agricole pour se recentrer sur les émotions fortes, n'a visiblement pas permis d'attirer une nouvelle clientèle.

«On a peut-être mal lu la volonté des gens d'avoir des sports extrêmes. Il faut revenir à l'âme d'Expo Québec», a poursuivi Mme Lemieux lors de la séance du conseil municipal.

En point de presse avant la séance du conseil, le président d'ExpoCité, Vincent Dufresne, a indiqué que la consultation, auprès des amateurs d'Expo Québec mais aussi de ceux qui ne la fréquentent pas, se fera «très bientôt». Elle prendra vraisemblablement la forme de groupes de discussions et d'un sondage mené par une firme externe.

«On va demander qu'est-ce qu'on veut faire avec le produit Expo Québec et aussi le prix qu'il faut y mettre parce que c'est un commentaire qu'on entend souvent.»

Mais une telle consultation n'avait-elle pas été menée pour décider du «virage extrême» de 2013? «En 2013, c'était fait avec les meilleures connaissances et les commentaires reçus. Mais on en arrive à la conclusion après deux éditions que ce n'est pas ce que les gens veulent», a dit M. Dufresne.

 «On le sait», dit Labeaume

De Bruxelles, le maire de Québec, Régis Labeaume, a aussi commenté les chiffres révélés par Le Soleil. «On n'a pas besoin de personne pour nous dire que ça va mal. On le sait», a-t-il dit, confirmant les difficultés d'Expo Québec et d'ExpoCité. Selon lui, «il faut questionner le produit».

«Il y a eu de très mauvaises décisions sur les activités. Moi, j'étais maire. Je ne suis pas pour aller à ExpoCité pour prendre des décisions, dire quels manèges il faut emmener pis ci pis ça», a-t-il relaté. «Pour ce qui est du côté agricole [...], on perdait de l'argent avec ça.»

M. Labeaume affirme que des solutions sont à l'étude et pourraient être apportées dès cette année. Il n'est pas question de prendre une pause.

Quant à la proposition du chef de l'opposition officielle, Paul Shoiry, de mandater le vérificateur général afin qu'il passe en revue la gestion d'ExpoCité, le maire y oppose un non catégorique. «C'est-tu ridicule. On n'a jamais fait ça en sept ans. On commencera pas à demander des affaires au vérificateur général», a réagi M. Labeaume, qui considérerait l'option seulement pour des «situations exceptionnelles». Ce n'est pas le cas maintenant, selon lui.

Le maire espère être en mesure d'annoncer bientôt l'ajout de «deux ou trois» activités permanentes sur le site. Il juge aussi «fort possible» le recours au privé pour relancer le secteur.

Lundi, l'opposition a de nouveau réitéré sa demande d'une intervention du vérificateur général. M. Shoiry a soutenu que contrairement à ce que dit le maire, la Loi sur les cités et villes permet à un conseil municipal de demander d'amorcer une telle enquête. «Le maire ne connaît pas sa loi», a-t-il lancé.

«Pas une bonne décision»

«Ce n'était pas une bonne décision.» Le président de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, juge que la Ville a fait une erreur en expulsant les fermiers et les animaux d'Expo Québec.

Lundi, Le Soleil révélait que les visiteurs désertent l'événement. Une baisse d'achalandage de 45 % depuis 2008. Cet été seulement, la décrue est de 26 %. «Ça ne s'améliore pas... Les animaux étaient peut-être une attraction intéressante.»

En éliminant le volet agricole, Expo Québec voulait utiliser l'espace pour les autres activités, rappelle M. Groleau. Selon lui, on aurait plutôt dû investir afin d'améliorer le volet agricole, mousser aussi la thématique de l'alimentation, des sujets à la mode. La capitale aurait même pu se positionner avec le plus gros show agroalimentaire au Canada. 

Avec Baptiste Richard-Châtelain

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