L'INO plaide pour son expansion en Ontario et dans l'Ouest

En compagnie du président du C. A. de... (Le Soleil, Yan Doublet)

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En compagnie du président du C. A. de l'Institut national d'optique (INO), Jean-Guy Paquet, le ministre de l'Industrie James Moore a confirmé lundi matin l'investissement de 650 000 $ dans un partenariat entre l'INO et l'Agence spatiale canadienne, tel que rapporté dans Le Soleil lundi. Le gouvernement Harper offre ce coup de pouce financier pour mettre au point une technologie de prévision des phénomènes météorologiques violents.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'Institut national d'optique (INO) de Québec a profité de la visite du ministre de l'Industrie James Moore, lundi, pour plaider son expansion au Canada et demander plus de support au gouvernement conservateur.

«On a un plan pour étendre nos activités de façon plus intense en Ontario et dans l'Ouest, pour avoir plus de clients qui viennent des autres provinces et donc consolider notre position ici à Québec», explique Jean-Yves Roy, le président-directeur général de l'INO.

Pour l'Ouest canadien, l'organisme développe des technologies pour sécuriser le transport de pétrole par oléoduc. «On travaille beaucoup avec TransCanada dans ce sens-là.» En Ontario, l'INO vise le même type d'activités qu'à Québec.

L'optique photonique est une science qui touche autant le secteur biomédical que la sécurité, la défense, l'environnement, l'énergie et les ressources naturelles. Ses applications vont des lecteurs optiques dans les supermarchés au contrôle qualité sur des ressorts. L'objectif de l'INO : développer des programmes technologiques et les transférer aux entreprises pour leur permettre d'être plus concurrentielles.

«À Québec, on va continuer de faire de l'avancée technologique. Mais quand on trouve des solutions, ça prend une équipe pour les intégrer dans les entreprises», indique M. Roy. Et pour ce faire, il faut une certaine proximité, des gens sur place, continue-t-il.

«On a deux bureaux satellites en Ontario et dans l'Ouest, mais avec très peu de personnes. On souhaite grossir, avoir plus de démarcheurs qui vont chercher des problèmes dans l'industrie et plus d'équipes d'intégration.»

Pour M. Roy, le temps presse pour sécuriser et pérenniser l'INO. Les coupes du gouvernement du Québec ont fragilisé l'institution qui a dû faire un «effort» de 1,6 million $ et mettre à pied une dizaine d'employés. La concurrence dans le domaine de l'optique photonique est aussi mondiale, rappelle le pdg.

«Il faut se donner des moyens d'action. Québec est encore un leader mondial», croit fermement M. Roy en rappelant le choix stratégique de l'Université Laval de miser sur cette discipline dans les années 80.

«L'INO a une demande budgétaire sur la table. On est en train de faire nos recherches là-dessus», a glissé le ministre Moore en point de presse. Il précise que l'institution de Québec aura une réunion avec son sous-ministre à Ottawa très bientôt. «L'INO, c'est un succès pour le Québec, pour le Canada. On veut que ça agrandisse», a ajouté le ministre, tout en rappelant l'importance pour son gouvernement d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Secteur manufacturier

Plus tôt en matinée, le ministre Moore a rencontré en privé une quinzaine d'entrepreneurs de Québec dans le secteur manufacturier. Optel Vision, TeraXion, Telops, Premier Tech, Groupe Océan ont notamment pu exprimer suggestions et doléances.

Autour de la table, il a été question de crédits d'impôt, de recrutement de personnel, de façons de rendre plus performantes ces compagnies exportatrices, rapporte Alain-Jacques Simard, président et chef de la direction de TeraXion, une entreprise de télécommunications, qui était présent à la rencontre.

Les discussions ont aussi porté sur l'impact des Américains qui veulent rapatrier leurs manufacturiers. «Qu'est-ce que ça crée comme menace ou opportunité chez nous?» demande-t-il.

Puis la conversation s'est tournée vers la France, le Luxembourg, la Chine, l'Allemagne où les gouvernements déploient beaucoup d'incitatifs pour les compagnies manufacturières. «Comment on fait au Canada pour se positionner dans cet environnement?» soulève M. Simard. 

M. Moore a pour sa part souligné que le secteur manufacturier de Québec était très fort et a laissé entendre qu'«il va y avoir des sommes investies ici à Québec avec des gens qui étaient autour de la table», sans plus de précision.

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