La renaissance de Carrier & Bégin

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Le propriétaire de Carrier & Bégin, Christian Carrier

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(Québec) Il y a des journées que l'on préfère oublier. D'autres que l'on célèbre chaque année.

Pour Christian Carrier, le 31 janvier 2013 restera gravé à tout jamais dans sa mémoire comme un jour noir. Le pire calvaire pour un industriel. Un incendie criminel allumé par un employé qui venait se faire montrer le chemin de la porte rasait son usine de rabotage. Une perte totale. Une trentaine de personnes se retrouvait sans emploi.

Dix mois plus tard, le 27 novembre 2013, l'usine de rabotage rouvrait ses portes. Une usine à la fine pointe de la technologie dans laquelle Christian Carrier a investi un peu plus de 10 millions $ de sa poche. Pas un sou noir de l'argent des contribuables. «Dans la Beauce, on aime faire nos affaires par nous-mêmes», raconte au Soleil l'entrepreneur de Saint-Honoré-de-Shenley.

Un an plus tard, le 27 novembre 2014, Christian Carrier n'allait surtout pas rater l'occasion de célébrer le premier anniversaire de la renaissance de Carrier & Bégin dans un nouveau bâtiment de 42 000 pieds carrés. «Un an plus tard, ça va bien et nous sommes fiers.»

Et comment!

Les usines de sciage et de rabotage de Carrier & Bégin fournissent aujourd'hui un gagne-pain à 80 personnes, soit une vingtaine de plus qu'au moment de l'incendie. L'entreprise est l'un des piliers économiques de la municipalité de 1600 habitants.

«En raison de l'automatisation de nos procédés à l'usine de sciage, nous avons besoin de moins de personnel. Par contre, c'est le contraire à l'usine de sciage. Pour fournir notre usine de rabotage ultra performante, il faut rouler à plein régime à la scierie», explique M. Carrier en signalant que 90 % de la production était destinée aux marchés du Québec, de l'Ontario et des provinces maritimes. Le reste prend la route des États-Unis.

Maintenant bien rodée, la production de l'usine de rabotage a pratiquement triplé passant de 600 à 1700 pieds linéaires à la minute. «Cela a nécessité que l'on mette les bouchées doubles à la scierie où les heures de production hebdomadaire sont passées de 43 à 72 heures.»

Dans les heures qui ont suivi la destruction de son entreprise, Christian Carrier s'est sérieusement remis en question. «On reconstruit ou on arrête tout?»

Il a alors longuement pensé au chemin parcouru par son père, Armand Carrier, qui, en compagnie de Réjean Bégin, avait mis au monde Carrier & Bégin en 1976. Il s'est aussi rappelé tout le boulot qu'il avait accompli à partir du moment où il avait pris la relève des fondateurs, en janvier 2011, alors que la crise dans l'industrie nord-américaine du bois d'oeuvre faisait rage. Il a aussi eu une pensée pour ses employés, du «bon monde», souligne-t-il.

«À partir de là, je me suis dit que je ne pouvais pas baisser les bras. On se retrousse les manches et on continue.»

Trois mois après l'incendie, il transférait temporairement ses opérations de rabotage dans un immeuble à Saint-Benoît-Labre et rappelait au travail 17 employés.

Carrier & Bégin renaissait alors de ses cendres.

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