Employés de l'État: retard salarial, mais des avantages en plus

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Comme elle le fait chaque année, l'ISQ compare le salaire et la rémunération globale des employés de l'administration québécoise à ceux des autres travailleurs québécois - syndiqués et non syndiqués - qui besogne dans les entreprises privées de plus de 200 employés, dans les fonctions publiques municipale et fédérale, dans les universités et dans les sociétés d'État.

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(Québec) Les employés des ministères et des organismes du gouvernement du Québec ainsi que ceux des réseaux de la santé et de l'éducation accusent un retard salarial de 8,4 % par rapport à leurs camarades évoluant dans les entreprises du secteur privé comptant plus de 200 employés. Et l'écart se creuse - pour atteindre 11,5 % - lorsqu'on étend la comparaison avec l'ensemble des salariés québécois, syndiqués et non syndiqués.

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Comparaison de la rémunération

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Toutefois, au chapitre de la rémunération globale - une donnée qui comprend les salaires, les avantages sociaux et les heures de présence au travail, mais pas la sécurité d'emploi ni la rémunération variable -, il y a parité entre l'administration québécoise et le secteur privé. Il existe toutefois un retard de 7,6 % par rapport à l'ensemble des autres salariés québécois.

Tels sont quelques-uns des constats émis, jeudi, par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui dévoilait son rapport Rémunération des salariés - État et évolution comparés 2014 (goo.gl/MRqToU).

Comme elle le fait chaque année, l'ISQ compare le salaire et la rémunération globale des employés de l'administration québécoise à ceux des autres travailleurs québécois - syndiqués et non syndiqués - qui besogne dans les entreprises privées de plus de 200 employés, dans les fonctions publiques municipale et fédérale, dans les universités et dans les sociétés d'État.

«La situation comparative de l'administration québécoise est demeurée stable entre 2013 et 2014 par rapport à l'ensemble des autres salariés québécois et au secteur privé, tant sur le plan salarial que sur celui de la rémunération globale», fait remarquer l'ISQ. «Par contre, depuis 2009, la situation comparative de l'administration québécoise s'est affaiblie par rapport aux autres salariés québécois. En effet, le retard salarial de l'administration québécoise est plus important en 2014 qu'en 2009; l'écart passant de 8,7 % à 11,5 % en cinq ans. Quant à la rémunération globale, le même constat est observé. L'écart passe de - 3,7 % en 2009 à - 7,6 % en 2014. À l'égard du secteur privé, tant sur le plan du salaire que sur celui de la rémunération globale, la situation de l'administration québécoise par rapport au secteur privé est demeurée stable entre 2009 et 2014.»

Obstacle au recrutement

Au chapitre des salaires, l'administration québécoise tire la patte par rapport à l'administration fédérale (- 21,6 %), à l'administration municipale (- 18,3 %), aux sociétés d'État (- 15,7 %) et aux universités québécoises (- 10,8 %). En comparaison avec le secteur privé syndiqué, l'administration québécoise accuse un retard de 20,9 %. Un décalage de 3,5 % est aussi constaté avec le secteur privé non syndiqué.

Pour un ouvrier de l'administration québécoise, par exemple, le retard salarial par rapport à un collègue du privé est de 32 %. Il est de 13,4 % dans le cas d'un technicien, de 10,2 % dans celui d'un employé de bureau et de 6,7 % dans celui d'un professionnel.

«Année après année, nous ne pouvons que constater la cristallisation d'un retard salarial qui n'aide en rien le recrutement et le maintien de la main-d'oeuvre au sein des services publics québécois», déplore Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. «Essayez d'aller convaincre une technicienne en génie ou un concierge de venir travailler pour l'État québécois quand ces personnes peuvent gagner de 33 à 35 % de plus ailleurs dans le secteur privé», ajoute Lucie Martineau, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics. «Ce n'est pas étonnant qu'en raison des problèmes de rareté de main-d'oeuvre, les établissements publics doivent se rabattre à la sous-traitance. Mais ce recours au secteur privé coûte deux fois plus cher aux contribuables, et ça, il faut le rappeler!»

Régimes de retraite

Selon l'ISQ, «la situation de l'administration québécoise est meilleure sur le plan de la rémunération globale que sur celui du salaire en raison d'une semaine régulière de travail plus courte et d'un nombre d'heures chômées payées [congés] plus élevé», signale l'ISQ. «Les heures de présence au travail, obtenues en retranchant les heures chômées payées des heures régulières, sont donc moins nombreuses dans l'administration québécoise. Cependant, les débours pour les avantages sociaux dans l'administration québécoise - qui représentent 25,2 % du salaire - sont inférieurs à ceux des employeurs des autres salariés québécois [28,8 %], mais statistiquement similaires à ceux du secteur privé [24,8 %].»

Notamment les débours pour les régimes de retraite sont moindres dans l'administration québécoise (7,6 %) que dans les administrations municipales (23,5 %) ou dans les sociétés d'État (19 %).

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