Résidences pour personnes âgées: explosion à l'horizon

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(Québec) L'augmentation fulgurante du nombre de têtes grises bouleversera le marché de l'habitation dans la région de Québec au cours des prochaines années. Promoteurs et constructeurs devront se retrousser les manches pour accélérer l'érection de résidences pour les personnes âgées.

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«Jusqu'à tout récemment, nous ne connaissions pas une croissance soutenue des gens âgés de 75 ans et plus dans la région», signale au Soleil Elisabeth Koulouris, analyste principal de marché à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). «Par contre, nous allons commencer à subir une pression plus forte au cours des prochaines années. La région de Québec vieillit. Elle vieillit rapidement.»

Au cours de la période 2011-2016, il s'ajoutera 9400 personnes âgées de 75 ans et plus, ce qui correspond à un besoin de 400 places supplémentaires par année dans le marché de Québec. «Et si l'on s'étire le cou jusqu'à la période comprise entre 2016 et 2021, un contingent de 17 300 nouvelles personnes âgées de 75 ans et plus s'amènera. Les besoins d'unités de logement supplémentaires atteindront alors 750 nouvelles places en moyenne par année», fait remarquer Mme Koulouris.

Depuis 2011, la SCHL dénombre en moyenne 332 mises en chantier par année de nouvelles unités d'habitation dans les résidences pour personnes âgées. Un coup d'accélérateur s'imposera donc dans les prochaines années.

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec qui comprend essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis, 22 % des aînés de 75 ans et plus vivent dans une résidence de personnes âgées, c'est-à-dire un lieu d'habitation offrant plus qu'un toit et quatre murs, mais aussi une foule de services (salle à manger, clinique médicale, pharmacie, salon de coiffure, buanderie, entretien ménager, activités planifiées, etc.) Vingt-deux pour cent, c'est plus qu'à Montréal (17 %), mais moins qu'à Trois-Rivières (27 %). Pour l'ensemble de la Belle Province, c'est 18,6 % des personnes âges de 75 ans - autonomes et semi-autonomes - et plus qui ont adopté la vie en résidence.

En tout et partout, dans la RMR de Québec, on compte actuellement 13 000 places dans 147 résidences.

Le loyer dans une résidence de personnes âgées s'élève en moyenne à 1634 $ par mois. Il s'agit pratiquement du double du montant exigé (757 $) pour habiter dans un logement traditionnel.

Depuis quelques années, le marché des résidences pour personnes âgées s'est légèrement resserré. Le taux d'inoccupation monte et descend. Il était à 6,3 % en 2013. Il avait chuté à 5,7 % au dernier décompte. Il est plus élevé dans le cas des chambres (8 %) en résidence pour personnes âgées que dans celui des appartements (4,8 %).

Surplus de propriétés à vendre?

S'inspirant de travaux réalisés par ses collègues Francis Cortellino et Kevin Hughes de la SCHL, Elisabeth Koulouris ne croit pas que les changements qui surviendront dans les prochaines années sur le plan démographique provoqueront un surplus de propriétés à vendre à Québec ou au Québec. «Il y aura toujours suffisamment d'activité sur le marché pour absorber les unités mises en vente par les aînés qui quitteront leur maison ou leur condo pour la vie en résidence ou dans un logement locatif traditionnel.»

MM. Cortellino et Hughes se sont interrogés sur les conséquences pour le marché de l'habitation des bouleversements démographiques causés par le vieillissement de la population, l'accession des baby-boomers à la retraite et la relative stabilité du nombre de jeunes ménages.

«Au Canada, le nombre d'acheteurs surpassera toujours le nombre de vendeurs d'ici 2030», révèlent-ils. «La situation est similaire au Québec et dans la majorité des RMR québécoises. Toutefois, bien que le nombre d'acheteurs dépasse le nombre de vendeurs, l'écart dans le temps diminue beaucoup plus rapidement au Québec qu'au Canada. Ceci s'explique par la proportion plus importante de personnes âgées que connaîtra le Québec au cours des 20 prochaines années.»

Dans la RMR de Québec, par exemple, il y aura 2900 plus d'acheteurs que de vendeurs entre 2011-2015. L'écart passera à 2700 entre 2016-2020, à 2200 entre 2021-2025 et, finalement, à 1700 en 2026-2030.

S'ils évaluent qu'il y aura plus d'acheteurs que de vendeurs sur le marché au moins au cours des 15 prochaines années, les chercheurs se demandent si les acheteurs voudront se procurer ce qui est offert.

«Le prix demandé par les vendeurs est toujours à considérer», plaide Elisabeth Koulouris, en rappelant que, pour les premiers acheteurs, les produits avaient la cote.

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