Alexandre Taillefer: faire des sous en dormant

L'homme d'affaires Alexandre Taillefer discute avec l'animateur Jean-François... (Le Soleil, Yves Therrien)

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L'homme d'affaires Alexandre Taillefer discute avec l'animateur Jean-François Ouellet, de Génération Inc.

Le Soleil, Yves Therrien

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(Québec) L'homme d'affaires Alexandre Taillefer adore que ses produits lui fassent faire de l'argent pendant qu'il dort. Ce ne serait pas le cas s'il oeuvrait dans le monde des services où c'est le temps qui fait faire des sous. La marge de manoeuvre est faible. «Un produit qui travaille pour moi quand je me repose, c'est excellent!»

Il donne l'exemple d'un chiropraticien qui a inventé une table de travail vendue à travers le monde. Elle produit des bénéfices non seulement lorsqu'il travaille, mais aussi lorsqu'il est au repos. Les entrepreneurs dans le secteur des services doivent trouver des à-côtés, des projets parallèles qui leur permettront de faire progresser l'entreprise, leur passion. La passion, pour lui, c'est la première qualité et le coeur de l'entrepreneuriat.

C'est en gros le message qu'a laissé mercredi matin à l'événement Génération Inc. de TELUS Alexandre Taillefer, associé principal chez XPND Capital, aussi connu pour son rôle de dragon à Radio-Canada.

Pour lui, la croissance d'une entreprise n'est pas liée simplement à une bonne idée. Il faut des alliances, des maillages, savoir s'entourer de personnes de différents milieux, de différentes formations pour brasser des idées. La passion pour un projet passe aussi par des relations, dit-il. Les échanges sont la clé du succès.

Une bonne idée, selon lui, ça ne vaut pas plus que 1 % en affaires. Ce sera 99 % pour l'exécution. Mais lorsqu'il faudra faire progresser la compagnie, c'est alors que les collaborateurs deviennent importants. Des collaborateurs qui pourront «challenger» l'entrepreneur, le confronter, l'amener à être plus clair, plus précis.

«La richesse, une conséquence»

«Il faut des rois et des reines dans l'entrepreneuriat, affirme-t-il avec conviction. Mais il faut une suite royale pour progresser. L'idée de faire de l'argent, ce n'est pas ça être entrepreneur. La volonté de l'entrepreneur, c'est de changer le monde. La richesse est une conséquence, pas un objectif.»

Il donne l'exemple de l'une de ses entreprises qui se spécialisent dans les observatoires dans les grandes tours du monde et dans divers environnements, la compagnie gsmprjct (www.gsmprjct.com/fr/projects). «Les brainstorming sont assez spéciaux avec des anthropologues, des architectes, des muséologues, des designers, des comptables, des psychologues et des ingénieurs autour de la table, poursuit-il. Mais c'est ce qu'il faut pour penser autrement et avoir de nouvelles idées pour faire face à la vague de la nouvelle génération qui a l'économie sociale et l'écologie au centre de ses préoccupations. Il faut savoir écouter la clientèle d'aujourd'hui et surtout celle de demain.»

Les «on a déjà essayé ça et ça n'a pas marché» ou les «ça fait 40 ans que ça se fait ainsi» n'ont plus leur place, clame l'homme d'affaires. Il faut penser autrement. C'est un peu le «Think different» lancé par Steve Jobs lors du lancement du Mac en 1984.

«Cette pensée s'applique à tout produit, mais aussi à toute entreprise, à toute industrie. Pour penser autrement, il ne faut pas que des comptables autour de la table, mais des sociologues, des designers et pourquoi pas des psychologues pour brasser de nouvelles idées», conclut-il.

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