Ressources Robex: les opérations au Mali suspendues

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Aucun échéancier n'est prévu pour l'instant quant à la reprise des activités de la mine de Ressources Robex, à Nampala au Mali.

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(Québec) Les premiers pas en exploitation minière de la compagnie québécoise Ressources Robex n'auront pas été de tout repos. Après seulement quatre mois d'activité, l'entreprise a été forcée de suspendre pour une durée indéterminée ses opérations à sa mine de Nampala, au Mali.

À l'issue de la mise en service des installations complètes, «nous avons constaté qu'un des équipements actuels ne permet pas d'atteindre la pleine rentabilité de la mine», a indiqué hier au Soleil Georges Cohen, président de Robex. «Nous sommes arrivés à ce constat après avoir franchi déjà plusieurs étapes.»

Le problème résulterait de la lenteur et du très faible rendement du système actuel d'élution, qui ne pouvaient être détectés qu'à l'issue de la mise en service de l'ensemble de l'usine après «trois mois d'exploitation».

En conséquence, la société est à la recherche d'un minimum de 15 millions $US supplémentaires pour pouvoir relancer ses opérations sur le continent africain avec un équipement adéquat. La demande a déjà été faite aux actionnaires, aux collaborateurs et aux fournisseurs, qui ont déboursé jusqu'à présent environ 50 millions $ dans le projet.

À l'origine, les études de faisabilité initiales évaluaient l'investissement à environ 54 millions de dollars canadiens pour une production maximale de 5400 tonnes par jour.  

Dans une lettre ouverte adressée aux actionnaires le 4 novembre, Robex explique le pourquoi de sa décision. On peut y lire : «le projet d'usine, et notamment le choix des équipements et les options techniques, préparés par l'équipe de management précédente, ramenait l'investissement à environ 12 millions de dollars canadiens réévalués à 25 millions $ canadiens par nécessité de fonctionnement. Mais ces choix et options techniques se sont révélés erronés et s'avèrent, au final, inadaptés. Une partie du matériel choisi ne permet de traiter qu'une production limitée de 1500 tonnes par jour qui, grâce aux efforts effectués, a atteint 2800 tonnes par jour. Ce qui reste malgré cette performance insuffisant au regard du rendement limité de notre système d'élution.»

«L'usine a démarré avec une production qui était plus petite que celle qui était prévue dans les études préalables. Continuer à exploiter la mine dans ces conditions ne pouvait mener qu'à un résultat fortement déficitaire. Maintenant, on en revient aux études préalables. Il faut effectivement qu'on ait 5500 tonnes par jour pour arriver avec une production qui soit valable et qui donne un cash flow conséquent», affirme le président en poste depuis un peu plus d'un an. 

Aucun échéancier n'est prévu pour l'instant quant à la reprise des activités de la mine de Nampala. «La situation est très difficile présentement pour la trésorerie de l'entreprise, mais on espère que la collecte de fonds soit un succès. Aussi, on cherche à réduire les délais [avant la reprise] en trouvant du matériel d'occasion qui serait disponible tout de suite», conclut M. Cohen.

Tout juste derrière l'Afrique du Sud (300 tonnes) et le Ghana (75 tonnes), le Mali est le troisième producteur d'or en importance en Afrique, avec une récolte annuelle d'environ 50 tonnes. L'Afrique fournit le quart de la production mondiale d'or, avec une production annuelle de plus de 600 tonnes.

Au Mali, Robex détient des droits d'exploration sur huit propriétés. Six d'entre elles sont situées dans la partie ouest du pays (Diangounté, Sanoula, Kolomba, Moussala, Wili-Wili et Wili-Wili Ouest) et deux dans le sud (N'Golopène et Mininko). 

Depuis sa création en 1985, Robex, qui compte 150 employés, est une société dont l'activité était essentiellement de l'exploration minière en Afrique de l'Ouest. La mine de Nampala est la première exploitée par l'entreprise québécoise.

Les actions de Robex (TSXV : RBX) ont terminé la séance d'hier à 8,5 ¢ à la Bourse de Toronto, en baisse de 1 ¢ par rapport à leur précédent cours de clôture. Hier, l'once d'or se négociait à 1169,80 $US.

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