Du pacte fiscal à une hausse de taxes foncières: «injustifiable» dit Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que rien dans le pacte transitoire, qui couvre l'année 2015, ne justifierait l'alourdissement du fardeau des contribuables.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Les maires qui imputeront les prochaines hausses de taxes municipales au nouveau pacte fiscal tromperont la population, prévient Philippe Couillard. Il somme les édiles municipaux de ne pas pousser le bouchon trop loin.

«Je ne vois aucun argument qui permette à un maire, où que ce soit, de transformer l'annonce [de mardi] en hausse de taxes», a déclaré le premier ministre, mercredi. Les maires qui le feront devront répondre non seulement aux questions des contribuables, mais du gouvernement, a-t-il menacé sans en dire davantage.

Il serait «totalement injustifiable» que des Villes procèdent à des augmentations sous prétexte qu'elles doivent absorber des coupes dans les transferts qu'elles reçoivent, a encore ajouté M. Couillard pour être certain d'être bien compris.

Le chef du gouvernement a tenu à mettre les choses en perspective : les transferts aux municipalités seront réduits de 300 millions $ en 2015, mais s'élèveront tout de même à plus de 3 milliards $ au total.

«Sac brun» aux libéraux

Le leader de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, parle d'un jeu de dupes, en plus de suggérer à M. Couillard d'acheter «un sac brun» à tous les militants libéraux, qui auraient honte aujourd'hui.

«Le premier ministre a échangé l'appui de Montréal et de Québec contre le projet de loi 3 [sur les régimes de retraite] aux dépens des autres municipalités et contribuables du Québec. Dans le cas de Québec, par exemple, on échange une facture de 20 millions $ en échange d'une économie de 300 millions $ obtenue en appliquant l'indexation conditionnelle aux retraités de la Ville.»

«Pour les maires qui avaient déjà assaini leurs régimes de retraite, la bouchée est pas mal plus dure à avaler», poursuit Stéphane Bédard. Il rappelle que les maires de Gatineau, Laval, Longueuil, Saguenay, Trois-Rivières «et combien d'autres», qui représentent plus de 2 millions de citoyens, dénoncent les coupes de 300 millions $ et annoncent déjà qu'elles se traduiront par des hausses de taxes foncières.

L'écho est semblable chez le chef caquiste, François Legault.

Il s'agit d'un «pacte transitoire qui nous amènera vers une relation profondément renouvelée et modernisée entre le gouvernement du Québec et les municipalités», a expliqué Philippe Couillard.

Pour l'heure, les Villes doivent contribuer à l'effort d'assainissement des finances publiques de l'État, ce qu'ont accepté les maires de Québec et de Montréal.

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