La France veut embarquer dans le Plan Nord et la Stratégie maritime

Le président français François Hollande (à gauche) et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le président français François Hollande (à gauche) et le premier ministre québécois Philippe Couillard sont passés par l'anse Brown, mardi matin.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La France sera «partie prenante» du Plan Nord. Elle souhaite aussi s'associer à la Stratégie maritime du gouvernement de Philippe Couillard.

Le président français, François Hollande, a fait plaisir au premier ministre québécois dans le discours qu'il a prononcé au Salon bleu de l'Assemblée nationale, mardi.

«Nous devons nous associer, nous lier» dans ces deux projets, a-t-il déclaré. Ils donneront «une nouvelle impulsion» et moderniseront «l'édifice» de la coopération franco-québécoise, a-t-il dit.

Avant lui, Philippe Couillard a parlé d'un partenariat à renouveler et assuré que ces deux projets en fourniraient l'occasion.

Le Québec et la France, ont tour à tour ajouté Philippe Couillard et François Hollande, souhaitent qu'un prix soit fixé pour le carbone lors de la grande conférence sur le climat qui se déroulera à Paris l'an prochain.

«DES RÉSISTANTS»

«Le Québec est une chance pour la France, a conclu le président français. La Nouvelle-France est une belle France. Vous êtes [les Québécois] ce qu'on appelle des résistants. Les résistants, les vrais, veulent conquérir. Merci d'aimer la France. Elle vous aime en retour.»

En conférence de presse, François Hollande s'est arrêté sur le rapprochement lancé il y a une dizaine d'années par la France avec le reste du Canada.

«La France a une relation unique avec le Québec, privilégiée et directe. En même temps, la France veut avoir avec le Canada des relations apaisées et dynamiques. Et je ne veux surtout pas opposer ce que l'on aurait à faire ici, au Québec, et ce qu'on pourrait faire dans le reste du Canada. Ce serait contraire à l'esprit qui est le mien, mais contraire aussi à l'amitié entre la France et le Canada.»

LE DIRE SANS LE DIRE

Au Salon bleu, le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, a salué le président en rappelant qu'il avait réaffirmé «la position traditionnelle de la France» à l'égard du Québec lors du passage de Pauline Marois à Paris en octobre 2012.

En fait, M. Hollande avait trouvé le moyen de faire sienne une formule consacrée sans répéter lui-même les mots de «non-ingérence, non-indifférence» que la première ministre d'alors attendait.

Dans la cour de l'Élysée, il avait répondu ceci : «Ça fait 30 ans que cette formule existe. Elle a été portée par tous les gouvernements successivement. Cette formule prévaut encore aujourd'hui.»

DES PERSONNALITÉS

Plusieurs personnalités québécoises et françaises ont écouté le discours du président français du haut des tribunes réservées aux invités. Parmi elles, l'ex-premier ministre Jean Charest, l'ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean -qui n'a rien raté de la tournée présidentielle-, le maire de Québec, Régis Labeaume, ainsi que les ministres français Laurent Fabius et Najat Vallaud-Belkacem.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, était également présent. Plus tôt, il avait présenté à François Hollande les travaux de l'Unité Mixte Internationale de recherche Takuvik créée par l'institution universitaire québécoise en partenariat avec le Centre national de la recherche scientifique en janvier 2011.

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