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Parmi les surprises de l'Étude de marché touristique... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Parmi les surprises de l'Étude de marché touristique intra-Québec, le patinage serait plus populaire que le ski.

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(Québec) Parmi tous les Québécois qui voyagent, 67 % le font chez eux, au Québec. Leur destination principale est même la Belle Province, devant les Caraïbes, l'Ontario, les États-Unis. L'hiver, ils préfèrent le patin à glace au ski alpin. Toute l'année, l'activité la plus populaire est le magasinage. Beaucoup planifient leur séjour à la dernière minute. Et la majorité part sans enfants.

Lundi, les associations touristiques régionales (ATR) associées du Québec et la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ) ont rendu publics les résultats d'une étude sur le profil des Québécois qui voyagent dans leur province.

«En termes de recettes touristiques, on parle de 12,8 milliards $, dont presque les deux tiers sont générés par les Québécois. Donc ça nous amène à dire que cette clientèle est très importante, il faut la connaître et la fidéliser», indique en entrevue téléphonique Pierre-Paul Leduc, directeur général de la SATQ.

Les vacanciers dépensent en moyenne 886 $ lors d'escapades de trois nuitées ou moins et 1217 $ pour des vacances plus longues, en été. Sur cette somme, une bonne part est consacrée au magasinage, surtout au cours de petits séjours. Que cette activité arrive au premier rang n'est pas une grande surprise pour M. Leduc. «C'est toujours pareil. Il y a toujours une boutique quelque part. Nous, ça nous amène à faire une réflexion : est-ce que les boutiques sont un produit touristique?»

En été comme en hiver, les événements culturels excluant les musées arrivent loin derrière la randonnée pédestre, la gastronomie, voire les spas et les massages. «Il faut prendre en considération que les événements culturels sont ponctuels. Un festival dure entre 3 et 10 jours, ça affecte le pourcentage de participation.»

À noter qu'un peu plus de la moitié des Québécois choisissent une destination et par la suite identifient les activités ou les attraits. «Mais on n'a pas dans notre étude l'attractivité des produits, ce qui a déclenché le choix. Souvent, les gens optent pour une destination, mais quand ils le font, ils ont en tête des images, des produits associés à cette destination.» Le Zoo de Saint-Félicien au Saguenay-Lac-Saint-Jean? Le Festival d'été à Québec?

Surprises

Parmi les surprises de cette étude, M. Leduc pointe la popularité du patinage devant le ski. «En y pensant bien, c'est une activité peu dispendieuse, accessible et partout il y a une patinoire.» Par ailleurs, ce signal pourrait amener de plus en plus de villes à penser avoir des patinoires réfrigérées, parce qu'avec des changements de températures extrêmes, comme vit Montréal, les patinoires traditionnelles sont souvent à refaire.

Autre constat, la majorité des séjours s'effectuent en couple, entre adultes ou seul. «On a tendance à penser que les gens voyagent toujours en famille. Mais le foyer typique n'est pas toujours un foyer avec enfants.»

Par ailleurs, M. Leduc savait déjà que les Québécois planifient de plus en plus à la dernière minute. En hiver, 39 % des gens décident d'une escapade en une semaine et moins, 35 % font de même pour de plus longues vacances. En toile de fond : la météo. «Les prévisions météorologiques sont devenues un facteur très important dans le choix d'une destination, presque aussi fort que le produit.»

Résultat, dit-il : les entreprises touristiques sont souvent inquiètes. «Ça se remplit à la dernière minute, c'est insécurisant. Mais en bout de ligne, elles atteignent souvent les mêmes chiffres que l'année d'avant.»

Toutes les données de cette étude visent à mieux connaître la principale clientèle des entreprises touristiques québécoises et à stimuler l'industrie.

«Il ne faut pas arrêter de promouvoir le Québec, c'est notre troisième produit d'exportation», lance

M. Leduc. Il estime qu'il faut même inciter les vacanciers à dépenser plus puisque la balance touristique, soit la différence entre ce que les étrangers dépensent au Québec et ce que les Québécois dépensent à l'étranger, est déficitaire de 3,5 milliards $.

«Dans le Plan de développement de l'industrie touristique, l'objectif d'ici 2020 est d'augmenter le nombre de visiteurs du Québec de 7 millions et les recettes touristiques de 7 milliards $. Il va falloir avoir un produit qui se démarque, être compétitif et avoir une mise en marché qui met en valeur les produits les plus populaires. La compétition internationale est très féroce. On doit tirer notre épingle du jeu dans les années à venir.»

Méthodologie

L'Étude de marché touristique intra-Québec a été réalisée par TNS en 2013 à partir d'un sondage OmniWeb auprès de 4404 répondants, 45 % de femmes, 55 % d'hommes. Un projet de recherche demandé par ATR associées du Québec, en partenariat avec 16 ATR et la SATQ.

Quelques chiffres...

  • 90 millions de visites au Québec
  • 12,8 milliards $ de revenus
  • 30 000 entreprises oeuvrent dans le domaine, dont 65 % sont à l'extérieur des régions de Montréal et de Québec
  • 400 000 emplois et plus reliés
  • 3e produit d'exportation au Québec

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