Labeaume souhaite l'abolition du CLD de Québec

Le maire Régis Labeaume, lors du conseil municipal... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Le maire Régis Labeaume, lors du conseil municipal lundi soir

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Régis Labeaume ne pleurera pas une seconde l'abolition éventuelle du Centre local de développement (CLD) de Québec. Au contraire, le maire de Québec dit souhaiter la disparition de cette instance «qui ne fonctionne pas», a-t-il tranché.

«J'avais informé plusieurs ministres que le CLD à Québec, je n'en voulais plus», a déclaré M. Labeaume en point de presse avant la séance du conseil municipal de lundi soir.

«Ça ne fonctionne pas, c'est beaucoup de monde, ça coûte énormément cher en administration avec 45 personnes. Pour les sommes qu'ils ont à gérer, ça n'a aucun bon sens», a-t-il dit de cette instance à la «bureaucratie lourde».

Déjà en septembre, M. Labeaume évoquait des coupes à venir «dans les organismes de développement économique». Sans les nommer explicitement, on comprenait qu'il faisait notamment allusion aux CLD.

«J'ai toujours trouvé que les CLD n'avaient pas de ligne directrice», a poursuivi le maire dans sa charge. Il souhaite voir les budgets de cette organisation rapatriés aux municipalités. «C'est nous autres qui va décider. On est juste en train de voir la légalité des choses. C'est la Ville qui se ramasserait avec ça», a-t-il expliqué.

M. Labeaume demande aussi, avec plusieurs maires de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), l'abolition de la Conférence régionale des élus (CRE) de la Capitale-Nationale.

Dans son pacte fiscal «transitoire» conclu avec les municipalités pour l'année 2015 dont les grandes lignes ont été révélées dans La Presse de samedi, le gouvernement entend les dissoudre et transférer la moitié des budgets des CLD aux municipalités ou aux MRC. Leur abolition représenterait une économie de 40 millions $.

Présentation officielle

Régis Labeaume s'est toutefois gardé de commenter d'autres modalités prévues dans le pacte fiscal transitoire qui prévoit des coupes totales de 300 millions $ dans le transfert aux municipalités. Il a dit préférer attendre la présentation publique officielle de l'entente qui aura lieu «d'une journée à l'autre». 

On apprenait toutefois en fin de semaine que le pacte, en plus de l'abolition des CLD, prévoit la diminution du remboursement de TVQ par Québec, qui passe de 62 % à 50 % (98,2 millions $).

En entrevue dans Le Soleil de dimanche, la présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, a pour sa part comparé cette entente à une forme de vote de confiance envers les libéraux. Il revient maintenant au gouvernement Couillard de faire ses preuves, a-t-elle dit.

«On connaît la situation du Québec au niveau financier», a dit Mme Roy selon qui «c'est beaucoup plus la raison que le coeur» qui a parlé en acceptant ces ponctions. «Personne n'est heureux de devoir vivre des compressions de 300 millions $.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer