Des crédits essentiels à la pérennité de Davie

Le directeur de Chantier Davie Canada, Alex Vicefield,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le directeur de Chantier Davie Canada, Alex Vicefield, s'est présenté hier devant les membres de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise.

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(Québec) Zafiro Marine - aujourd'hui Inocea - n'aurait jamais acheté le chantier naval de Lévis en novembre 2012 si le gouvernement du Québec n'avait pas mis à la disposition des joueurs de l'industrie un crédit d'impôt pour la construction de navires.

C'est le message qu'ont livré, jeudi, les hauts dirigeants de Chantier Davie Canada devant les membres de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise qui terminaient trois jours de consultation dans la capitale.

«Nous sommes venus faire découvrir Chantier Davie Canada aux membres de la commission et leur rappeler l'importance des crédits d'impôt qui nous permettent d'être plus compétitifs et d'être en mesure de décrocher des contrats de construction ou de réparation de navires non seulement au Canada, mais aussi sur le marché international», a expliqué le directeur de l'entreprise, Alex Vicefield.

Rappelant que Chantier Davie Canada évoluait dans un marché hautement concurrentiel étant donné que les pays épaulent tous, d'une façon ou d'une autre, leur industrie navale, le chef des finances, James Davies, a tenu, pour sa part, a vanté l'efficacité des mesures d'aide déployées par le gouvernement du Québec. «Plus compétitifs, nous allons chercher des contrats à l'étranger et surtout nous allons chercher de l'argent ailleurs dans le monde qui profite à l'ensemble de la collectivité.»

En plus du crédit d'impôt pour la construction d'un navire, le gouvernement de Philippe Couillard a annoncé, dans son dernier budget, de nouveaux incitatifs fiscaux pour promouvoir la modernisation et le renouvellement des navires de Québec. Tout ça, en appui à sa stratégie maritime. De la musique aux oreilles de MM. Vicefield et Davies qui n'ont qu'un seul reproche à formuler : le remboursement des crédits d'impôt accordés par Québec tarde à arriver dans les coffres de l'entreprise. Ce qui complique, parfois, les négociations entourant la détermination du prix d'une nouvelle construction ou d'une réparation.

Nouveau visage

Pour la construction ou la transformation d'un navire, le crédit d'impôt peut varier entre 26,25 % et 37,5 %.

«Les crédits d'impôt sont essentiels à la pérennité de l'entreprise et au maintien de nos activités de construction et de rénovation», a insisté Alex Vicefield.

Chantier Davie Canada est l'une rares entreprises privées qui a choisi d'aller témoigner publiquement devant la Commission d'examen sur la fiscalité mise sur pied par le gouvernement du Québec. À ce genre de consultation, on entend généralement des lobbys et des groupes de pression.

Alex Vicefield et James Davies tenaient à dire de vive voix aux commissaires que Davie avait bien changé depuis le jour où Inocea a mis le grappin sur le chantier et sa dette de 40 millions $.

De 25 employés, l'entreprise en compte aujourd'hui 1200. Cinq navires sont en construction. D'autres font l'objet de réparation. La direction fait état de retombées économiques s'approchant du milliard de dollars. «Pour chaque dollar que nous en dépensons, nous en générons huit dans la région», a soutenu M. Vicefield.

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