Le Front commun syndical appelle à la mobilisation contre l'austérité

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Francine Lévesque (CSN), Daniel Boyer (FTQ) et  Lucie Martineau (SISP) lors de la manifestation de quelques centaines de syndiqués devant l'Assemblée nationale, jeudi

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne
Québec

À l'aube des négociations avec le gouvernement, les syndicats du secteur public appellent à la mobilisation populaire contre l'austérité.

Le Front commun regroupant la CSN, la FTQ et le Secrétariat intersyndical (APTS, SFPQ, CSQ) exige un «rattrapage» salarial majeur au profit des employés des secteurs public et parapublic dont les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars.

Les représentants des 400 000 travailleurs ont présenté leurs demandes au Conseil du trésor, jeudi. Ils réclament des augmentations de salaire de 4,5 % par année sur trois ans, plus un «montant variable» à être versé à l'expiration de la convention collective en 2017 pour combler l'écart de la rémunération avec le secteur privé.

L'augmentation de 13,5 % sur trois ans souhaitée par le Front commun inclut des sommes pour la «protection du pouvoir d'achat», l'«amélioration des conditions de vie» et surtout, pour le «rattrapage graduel» de la rémunération avec les salariés des autres secteurs, un écart évalué à 8,3 % par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

«C'est un écart qui se creuse depuis les dernières années et nous, on pense que ça fait longtemps qu'on a fait notre juste part», a lancé la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, en marge d'une manifestation de quelques centaines de syndiqués devant l'Assemblée nationale.

Sa collègue Lucie Martineau, du Secrétariat intersyndical, a elle aussi plaidé pour la justesse des revendications syndicales.

«C'est un rattrapage et c'est pour la protection du pouvoir d'achat. On n'est pas gêné du tout de faire ces demandes-là», a-t-elle martelé.

Le Front commun chiffre ses demandes à un peu plus de 4 milliards $, un montant qu'il ramène 3,3 milliards $ après impôt. Plus tôt cette semaine, après le dépôt des demandes de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, avait évalué la facture à 5,2 milliards $.

En point de presse, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer, a invité le gouvernement libéral à tendre l'oreille et à négocier de bonne foi.

Il a cependant prévenu le premier ministre Philippe Couillard qu'il trouvera sur son chemin les syndiqués et tous les autres opposants aux restrictions budgétaires s'il refuse le dialogue.

«Au lendemain de son élection, M. Couillard nous a invités à un dialogue social et ce à quoi on a droit, au moment où on se parle, c'est un monologue antisocial. À ça, on va opposer une mobilisation», a signifié M. Boyer.

«On va inviter les gens à descendre dans la rue avec nous et on va se joindre à d'autres groupes qui ont des luttes qui sont aussi les nôtres. On va manifester toute la gang ensemble», a-t-il dit.

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