Couillard déposera ses offres salariales aux fonctionnaires d'ici Noël

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

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(Québec) Le gouvernement Couillard présentera avant les Fêtes ses offres salariales pour le renouvellement des conventions collectives des 400 000 fonctionnaires, employés d'hôpitaux et enseignants.

C'est ce qu'a indiqué, mardi, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, en réaction au dépôt des demandes salariales d'un premier groupe d'employés de l'État, soit la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) qui représente la grande majorité des infirmières et la Fédération autonome de l'enseignement dont font partie 32 000 enseignants.

«Au cours de l'automne, on va présenter les offres gouver nementales qui vont prendre en compte non seulement les demandes syndicales mais d'abord et avant tout l'intérêt de l'ensemble des Québécois dans le contexte de notre capacité fiscale réelle», a-t-il affirmé au cours d'un point de presse. Concernant la hausse globale de 13,5 % sur trois ans demandée par les organisations syndicales, le ministre a souligné qu'une augmentation de 1 % des salaires représente une dépense supplémentaire de 388 millions $. La majoration demandée inclut un rattrapage de 4,5 %. «C'est quand même un chiffre qui est important. La demande qui est sur la table est quand même une grosse bouchée à avaler», a commenté le ministre.

«Je veux rappeler, aux syndicats en particulier, que le contexte budgétaire est très serré. Néanmoins, le gouvernement va bien prendre connaissance en toute bonne foi du détail des demandes qui nous ont été faites aujourd'hui [mardi] et des suites qui auront à être adressées aux tables de négociations», a-t-il poursuivi.

Il a rappelé que le gouvernement était inébranlable sur l'atteinte du déficit zéro au cours de la prochaine année budgétaire sans augmenter les taxes et les impôts. «En ce qui me concerne, c'est une des raisons principales pour laquelle je suis venu en politique», a-t-il dit.

Discours refusé

Du côté syndical, il n'est plus question d'accepter une diminution du pouvoir d'achat comme on l'a fait ces dernières années. On a fait valoir que le coût de la vie avait augmenté de

19 % au cours des 11 dernières années alors que les hausses salariales dans le secteur public n'ont été que de 14,5 %.

Selon la présidente de la FIQ, Régine Laurent, les syndiqués n'achètent plus le discours gouvernemental des finances publiques en mauvais état. «Avant toute négociation, c'est le spectre et l'horreur des finances publiques. C'est l'incapacité de payer. C'est toujours ça. Cette fois-ci, ce qu'on dit, on ne marchera pas là-dedans», a-t-elle affirmé.

Le président de la Fédération autonome de l'enseignement, Sylvain Mallette, a déploré le manque de cohérence du gouvernement Couillard avec sa politique d'austérité. 

«Le ministre Coiteux disait dernièrement que le gouvernement allait investir 10 milliards $ dans les routes, le béton. On n'est pas en austérité quand c'est pour mettre du béton mais quand on parle de salaires, de financement de services publics, là on est en austérité», a-t-il lancé.

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