Industrie des croisières au Québec: viser le «plus bel accueil au monde»

En 2007, 120 000 croisiéristes ont vogué sur le Saint-Laurent.... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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En 2007, 120 000 croisiéristes ont vogué sur le Saint-Laurent. Ce nombre devrait atteindre 282 000 à la fin de 2014.

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(Québec) Au Québec, l'industrie des croisières a le vent dans les voiles. Pour qu'elle continue à tirer son épingle du jeu dans un marché en pleine croissance aux quatre coins du globe, elle doit en faire plus. Alors, pourquoi ne pas offrir aux croisiéristes qui s'arrêteront dans les neuf escales du Saint-Laurent le «plus bel accueil au monde»?

Directeur général de Croisières du Saint-Laurent, René Trépanier reconnaît d'emblée que le projet est «ambitieux». 

L'organisme dont la mission est de positionner la destination du Saint-Laurent auprès des compagnies de croisières internationales y travaille depuis déjà quelques années. Il y a investi plusieurs centaines de milliers de billets verts. 

«À partir de 2016, toutes nos escales auront été accréditées à la suite de l'application d'un processus d'évaluation très structuré», a promis M. Trépanier qui prononçait, mardi, une conférence devant des professionnels du voyage réunis à Québec dans le cadre de l'événement Bienvenue Québec.

En affichant que les escales de Montréal, de Trois-Rivières, de Québec, de Saguenay, de Baie-Comeau, de Sept-Îles, d'Havre-Saint-Pierre, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine offriront chacune «le plus bel accueil au monde» - et surtout en s'assurant qu'elles le font véritablement -, René Trépanier prétend que le Québec deviendra, dans 10 ans, une destination qui va «se vendre tout seul».

Offrir «le plus bel accueil au monde», ça veut dire faciliter les procédures d'embarquement et de débarquement. Ça veut dire assurer la présence suffisante de taxis au moment où le paquebot arrive au port. Ça veut dire que les magasins et les restaurants sont ouverts quand les croisiéristes débarquent en ville. Ça veut dire que les commerçants sont en mesure de s'entretenir avec les touristes dans une deuxième ou une troisième langue. Ça veut dire qu'ils acceptent la devise américaine. Ça veut dire qu'ils offriront des produits de toutes les gammes : du manteau de fourrure au jeu de cartes! Ça veut dire aussi que le marchand offrira gratuitement à ses clients qui s'arrêtent dans leur coin de pays pendant quelques heures - 6,5 heures en moyenne - un bon café chaud et du sucre à la crème.

«Quand arrive un bateau, il faut que ça soit une fête. Il faut exprimer notre bonheur de vivre au Québec. Il ne faut que ça soit un événement banal», a martelé René Trépanier.

Un marché qui explose

Entre 2007 et 2012, l'industrie des croisières au Québec a été vigoureuse. 

De 120 000 passagers en 2007, ce nombre devrait atteindre 282 000 à la fin de 2014, selon Croisières du Saint-Laurent. En ce qui a trait aux dépenses faites par les croisiéristes et les membres d'équipage, elles ont explosé, passant de 70 à 140 millions $ en l'espace de cinq ans.

«Cela nous a permis de reconquérir la clientèle américaine qui échappait de plus en plus au Québec ces dernières années», a constaté M. Trépanier. 

En effet, la clientèle des bateaux de croisière qui se déplacent sur le Saint-Laurent est majoritairement (70 %) composée d'Américains dont l'âge moyen varie entre 55 et 64 ans. «Oui, la clientèle est majoritairement américaine, mais elle l'est moins qu'avant. Il y a une hausse notoire de voyageurs venant de l'Europe, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.»

Au Canada, on a enregistré deux millions de passagers en 2012. On en répertoriait plus de la moitié en Colombie-Britannique, là où partent les paquebots en direction de l'Alaska, une destination fort populaire. Le Québec en obtenait 12 % et la ville de Québec, 6 %.

À savoir à quel moment le géant de croisières, Carnival Cruise Lines, allait finalement mettre le Québec sur les itinéraires de sa flotte de navires, René Trépanier n'ose pas se prononcer.

«Nous allons les rencontrer dans une quinzaine de jours. Carnaval Cruise Lines, on le sait, vise un taux d'occupation de plus de 80 % de ses navires. Pour ne pas dire 100 % ou plus. Pour eux, le marché du Saint-Laurent n'est pas encore suffisamment rentable. Pas autant, du moins, que celui des Caraïbes ou de la Méditerranée. N'empêche que l'absence de ce gros joueur dans nos eaux nous a forcés à transiger avec de plus petites compagnies qui font voyager des passagers souvent plus fortunés que ceux qui montent à bord des navires de Carnival.»

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