Garderie en milieu familial: 2000 éducatrices prêtes à faire la grève

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, indiquait... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, indiquait jeudi que «si la tendance se maintient, il n'y aura plus de jours de grève au Québec».

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Malgré le discours rassurant de la ministre de la Famille, quelque 2000 travailleuses de services de garde en milieu familial menacent toujours de recourir à la grève au cours des prochaines semaines.

Si les pourparlers progressent avec les 13 600 éducatrices affiliées à la CSQ, celles qui sont représentées par la CSN sont maintenant prêtes à monter au front. Elles sont 175 dans la région de Québec.

«On n'a pas le choix, affirme Lucie Longchamp, de la CSN. Les offres qui nous sont faites sont un affront et ça nous amènera à un affrontement.»

Un vote «à l'unanimité» a été obtenu hier pour augmenter les moyens de pression, des mesures pouvant aller jusqu'à la grève. Le volet salarial apparaît dans une impasse. Les travailleuses demandent 5 % d'augmentation, le gouvernement offre dix fois moins, soit 0,5 % de hausse pour deux années consécutives. L'équivalent de 14 ¢ par jour par enfant annuellement. 

Des offres qui ne suffisent pas à compenser la hausse du coût de la vie, déplore Mme Longchamp. «Nous devrons nous appauvrir pour continuer à offrir la même qualité de service, dit-elle. Il faudra piger dans la poche qui permet de faire vivre nos familles.»

Parents «en otage»

La représentante syndicale juge exagérée la déclaration voulant que les éducatrices prennent les parents «en otage» avec des journées de grève. «Qu'on regarde les nouvelles, dit-elle. En Syrie ou en Libye, il y a des gens qui sont pris en otage. Nous, on espère que cette journée-là en sera une de temps de qualité entre le parent et son enfant.»

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, indiquait pourtant jeudi que «si la tendance se maintient, il n'y aura plus de jours de grève au Québec». À son cabinet, on insiste sur la marge de manoeuvre financière limitée du gouvernement du Québec. «C'est évident que ce n'est pas réglé, a noté Hélène Sauvageau, au cabinet de la ministre. Mais tout le monde était à la table et se jasait. Ce qu'a dit Mme Charbonneau, c'est que c'est en se parlant qu'il n'y aura pas de grève. C'est l'exemple qu'elle voulait donner.»

Des responsables de services de garde affiliés à la CSQ ont déjà mené une série de grèves tournantes et une journée nationale de débrayage dans le contexte de leur négociation. Il est trop tôt pour parler d'un règlement rapide dans leur cas, indique Kathy Gibson, conseillère en communication à la CSQ. «On est en mode exploratoire, dit-elle. Il y a un souhait de régler, mais l'expression "entente imminente" est un peu forte.» La mobilisation va répondre au besoin de la négociation, ajoute-t-elle.

La centrale syndicale note au passage qu'elle aurait aimé que leurs consoeurs de la CSN aient un discours public «plus cohérent» et moins positif à propos de ce qui se passait réellement à la table de négociation au cours des derniers mois.

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