Cimenterie de port-Daniel: un ciment vert?

Le président-directeur général de Ciment McInnis, Christian Gagnon... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le président-directeur général de Ciment McInnis, Christian Gagnon

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) «Je n'irai pas jusqu'à dire que nous produirons un ciment vert, mais je peux vous assurer que notre cimenterie aura la plus faible empreinte environnementale en Amérique du Nord», jure le pdg de Ciment McInnis, Christian Gagnon.

À ceux qui réclament que la cimenterie soumette son projet au regard inquisiteur du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), il les invite à consulter la trentaine d'études soumises au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

«Elles sont disponibles sur notre site Web depuis le mois de novembre 2013», commente M. Gagnon en repoussant les accusations voulant que Ciment McInnis ait agi en catimini. «Allez voir les gens de la Gaspésie et demandez-leur s'ils sont à l'aise avec notre projet. Nous leur avons expliqué notre projet. Nous leur avons expliqué le contenu des études d'impact.»

Il ajoute que les fonctionnaires du Ministère, sachant qu'il n'y aurait pas de BAPE, ont regardé le projet sous toutes ses coutures. «Leurs questions ont été nombreuses.»

C'est justement ces échanges entre la compagnie et le Ministère que veulent avoir accès les groupes écologistes.

Le Centre québécois du droit à l'environnement, l'organisme Environnement Vert-Plus et Lafarge Canada viennent de s'adresser aux tribunaux afin de forcer le gouvernement du Québec à soumettre le projet de 1,1 milliard $ à la loupe du BAPE. Sans vouloir commenter le débat juridique, Christian Gagnon ne peut que s'étonner de la collaboration entre les groupes environnementaux et Lafarge dont la performance environnementale à l'échelle mondiale a souvent été dénoncée par les verts. «Vous voulez une preuve de plus que nous dérangeons dans notre industrie? Vous l'avez devant vos yeux.»

Ciment McInnis ambitionne de devenir une «référence» en matière environnementale. Elle se soumettra volontairement aux nouvelles normes qui entreront en vigueur en 2015 aux États-Unis - mais pas au Canada - pour les nouvelles usines construites en sol américain. «Il s'agira des normes d'émissions atmosphériques les plus sévères en Amérique du Nord. Il est de notre responsabilité environnementale de mettre en place ce qu'il y a de mieux.»

La compagnie entend recourir aux technologies de pointe pour réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment après la substitution éventuelle de 50 % du coke de pétrole par des résidus de coupe de bois et d'usines de sciage.

Elle prévoit également consommer 33 % moins d'énergie pour ses activités de production que les cimenteries existantes. Elle planche aussi sur un projet de capture et de réutilisation du carbone pour faire pousser des microalgues alimentaires. En fin, en recourant au transport maritime - plutôt qu'au camionnage ou au chemin de fer - pour s'approvisionner et acheminer la majeure partie de sa production (95 %) vers les nord-est de l'Amérique du Nord, Ciment McInnis a la conviction qu'elle fait le choix d'un mode de transport plus écologique.

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