Les employés de l'État réclameront 4,5 % par an pendant trois ans

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a déjà laissé entendre que les syndicats des secteurs public et parapublic auront intérêt à contribuer à l'exercice de révision des programmes gouvernementaux.

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(Québec) Le front commun représentant quelque 400 000 employés des secteurs public et parapublic réclamera bel et bien de l'État québécois une augmentation salariale de 4,5 % par année pendant trois ans. Il soumettra officiellement ses demandes au Conseil du trésor à la fin du mois, a appris Le Soleil.

Toutes les pièces se placent sur l'échiquier et tout indique qu'on se dirige vers un choc entre le gouvernement de Philippe Couillard et les syndiqués du grand appareil public.

Les différentes instances syndicales représentées au sein du front commun ont avalisé les grands paramètres présentés par leurs directions ces dernières semaines. Les «consultations de prénégociations» se sont terminées récemment ou sont en voie de l'être.

Le «dépôt» des demandes du front commun, vraisemblablement le 30 du présent mois, devrait s'accompagner d'une manifestation de syndiqués devant les portes du Conseil du trésor, à Québec. C'est aussi ce qui s'était fait lors du coup d'envoi de la dernière série de négociations.

L'alliance syndicale réclamera 4,5 % d'augmentation le 1er avril 2015, 4,5 % en avril 2016 et 4,5 % en 2017; «en plus d'un montant variable selon l'évolution de la conjoncture économique et sociale». Les actuels contrats de travail des employés des secteurs public et parapublic seront échus le 31 mars.

«C'est une négociation»

«C'est une négociation», rappelle-t-on. Les directions syndicales ne s'attendent pas à obtenir ce qu'elles réclament.

Au Conseil du trésor, on n'exclut pas qu'un gel ou un quasi-gel des salaires pendant une période de temps donnée frappe une grande partie des salariés concernés par les négociations à venir.

Le ministre Martin Coiteux a déjà laissé entendre que les syndicats des secteurs public et parapublic auront intérêt à contribuer à l'exercice de révision des programmes gouvernementaux et à favoriser une profonde réorganisation du travail. Les bonifications salariales accordées aux syndiqués pourraient en effet être en partie liées au succès de ces deux opérations.

Le Conseil du trésor se prépare depuis quelques semaines à la prochaine série de négociations. Début septembre, il a désigné Maurice Charlebois négociateur en chef du gouvernement.

M. Charlebois est considéré comme un expert en relations de travail.

Il a des opinions. Il prône des «changements structurels» dans l'appareil de l'État.

550 000 syndiqués en tout

Les syndiqués concernés par les demandes qui seront présentées à la fin du mois travaillent dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l'éducation, de l'enseignement supérieur, ainsi que dans la fonction publique du Québec.

L'alliance réunit le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, la Centrale des syndicats du Québec, la Confédération des syndicats nationaux, ainsi que la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec font bande à part.

Selon les évaluations du gouvernement, les négociations concerneront en tout et pour tout quelque 550 000 syndiqués.

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