Restaurant Normandin: Montréal attendra

À droite, le vice-président aux ventes et au... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

À droite, le vice-président aux ventes et au marketing, Jean Julien, et le vice-président au développement corporatif, Gervais Brie, prennent une pause dans le restaurant Normandin de la rue Bouvier rénové au coût de 1 million $.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Les Montréalais devront sortir de leur île s'ils veulent se payer une bonne bouffe chez Normandin!

«La demande est là», assure pourtant le vice-président aux ventes et au marketing du Groupe Normandin, Jean Julien. «Nous n'avons cependant pas de projet d'expansion à court terme à Montréal», laisse-t-il tomber.

Peu à peu, par contre, la chaîne québécoise de restauration familiale se rapproche de la métropole. Ces dernières années, des établissements ont ouvert leurs portes à Sherbrooke, à Granby et à Saint-Hyacinthe. Alors, patience, les Montréalais!

«Vous savez, chez Normandin, nous ne visons pas l'expansion à tout prix. Il y a tellement de facteurs à considérer lorsque nous envisageons l'établissement d'un nouveau restaurant. L'emplacement, entre autres. Et puisque nous sommes une entreprise entièrement intégrée - Normandin possède une cuisine centrale et un centre de distribution à Québec, gère de A à Z ses projets de construction et l'entretien de ses 40 restaurants et possède sa propre structure informatique - il faut bien mesurer les impacts d'une ouverture dans une nouvelle ville. Que ce soit à Montréal ou ailleurs. Nous voulons nous assurer que nous serons capables de toujours bien faire les choses.»

NBar et terrasses

Ces dernières années, Normandin procédait à l'ouverture d'un ou deux nouveaux restaurants annuellement. Ce fut le calme plat au cours des derniers mois. Un simple concours de circonstances, indique Jean Julien en soulignant que l'entreprise fondée par Normand Brie avait mis le paquet afin de poursuivre la multiplication de ses bars sportifs - les Nbar - et l'aménagement de terrasses extérieures dans la plupart de ses restaurants.

Bon an, mal an, l'entreprise investit entre 4 et 7 millions $ pour mettre ses restaurants au goût du jour. De façon générale, un restaurant Normandin subit une cure de rajeunissement tous les sept ou huit ans. «Nous ne nous complaisons pas dans le statu quo. Nous ne restons jamais assis sur nos lauriers. Nous consultons constamment des designers et des architectes à l'affût de nouvelles idées, de nouveaux concepts d'aménagement.»

Les clients du restaurant ayant pignon sur rue au 986, rue Bouvier - l'établissement que Normandin considère comme son vaisseau amiral - ont pu constater un changement de décor assez frappant depuis le 12 septembre. Des zones plus intimistes. D'autres pouvant accueillir des groupes, des équipes sportives et des familles. Un investissement de 1 million $.

Et à compter du 13 octobre, ça sera au tour du restaurant situé au 206, route du Président-Kennedy à Lévis de faire peau neuve. Un investissement de 1,5 million $.

À ces 2,5 millions $, il faut ajouter un autre demi-million de dollars pour la réfection et la mise en lumière de la façade de l'Hôtel et Suites Normandin sur le boulevard Pierre-Bertrand. La chaîne de restauration familiale qui a vu le jour en 1969 dans le quartier Neufchâtel à Québec est aussi propriétaire du NHôtel sur le boulevard Sainte-Anne et de l'Hôtel Bernières dans le secteur Saint-Nicolas à Lévis.

Du resto au supermarché?

Au cours des dernières années, la demande de produits au comptoir (sauce à spaghetti, soupes, pâtés et desserts) a connu une croissance importante chez Normandin à un point tel que les espaces réfrigérés occupent maintenant une place bien en vue dans la plupart des restaurants.

Récemment, l'équipe de développement de produits a réussi à mettre au point une pizza congelée (garnie, pepperoni ou poulet-bacon) que le consommateur peut acheter au restaurant et faire cuire dans le fourneau chez lui.

«Nous voulions reproduire, le plus près possible, le goût de la pizza que vous mangez au restaurant dans ce nouveau produit congelé. Et nous croyons avoir réussi. Il a fallu développer une nouvelle recette pour la préparation de la pâte.»

À l'écoute de sa clientèle, Normandin entend évidemment les commentaires de ceux qui aimeraient se procurer les produits Normandin au supermarché du coin. De leur côté, les joueurs de l'alimentation salivent à l'idée de pouvoir offrir des produits Normandin à leur clientèle. Des concurrents de Normandin - St-Hubert et La Cage aux Sports - vendent déjà leurs côtes levées et leurs ailes de poulet à l'épicerie.

Normandin les imitera-t-il?

«Possiblement. On va regarder ça», avance Jean Julien. «Chez Normandin, nous aimons garder le contrôle de nos affaires. Avant de se retrouver sur les tablettes des supermarchés, nous voulons nous assurer que nous serons capables de bien livrer et que le produit est constant et toujours de bonne qualité.

Fondateur de la chaîne, Normand Brie est toujours le principal actionnaire de Normandin. Dans l'actionnariat, on trouve également une vingtaine de cadres de l'entreprise.

40
restaurants
2500
employés
8
millions
clients
100
millions $
chiffre d'affaires

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer