Tourisme à Québec: plus d'achats, plus de dodos, moins de restos

Le centre-ville et le Vieux-Québec sont les deux... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le centre-ville et le Vieux-Québec sont les deux secteurs qui ont le plus profité de la belle saison, avec un gain de 6,6 %.

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(Québec) Cet été à Québec, il y a eu plus d'achalandage en boutiques, plus de chambres d'hôtel occupées, mais la restauration traîne la patte. C'est ce qui ressort des données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), rendues publiques jeudi.

De juin à août 2014, les boutiques ont connu une hausse de fréquentation de 8,3 % dans la région comparativement à la même période l'an dernier. «Ç'a été un très bon été», confirme Paul Ferland, gérant de la Boutique Métiers d'art à la place Royale. Et l'automne s'annonce à l'avenant. «On peut vous dire que depuis le début des croisières, ça va aussi très bien.»

Le gérant parle chez lui d'une hausse des ventes de 20 % et plus pour les mois d'avril à septembre 2014, par rapport à l'an dernier. «Le fait que le dollar américain vaut plus cher que le dollar canadien a fait une différence. Les Américains achètent plus de souvenirs.» Le tourisme américain a d'ailleurs repris de la vigueur cette année avec une hausse de 3,4 %, une première depuis 2010 note l'ISQ. De façon générale, les touristes internationaux sont aussi plus nombreux à visiter la capitale depuis janvier.

Hôtellerie

Du côté de l'hôtellerie, le nombre de chambres vendues a augmenté de 3,9 % cet été dans la région. Le centre-ville et le Vieux-Québec sont les deux secteurs qui ont le plus profité de la belle saison, avec un gain de 6,6 %. Le reste de la ville, les MRC de L'Île-d'Orléans, de La Côte-de-Beaupré, de La Jacques-Cartier et de Portneuf affichent des augmentations entre 1,2 et 2,2 %.

«Quand les grands hôtels du centre-ville sont pleins avec des congrès, ça déborde un peu partout. Tout le monde en bénéficie», analyse Danny Thibault, directeur du Hilton Québec. Il mentionne que, depuis 2008, les années paires fonctionnent bien. «Parce que les gros congrès se déplacent souvent dans l'Est aux deux ans. Pour qu'une région se porte bien sur le plan touristique, ça prend une base de clientèle d'affaires.»

Les bonnes statistiques des mois de juin, de juillet et d'août (en hausse de 3,7 % au Hilton), il les attribue à plusieurs choses. «On a fait des efforts pour stimuler le tourisme d'affaires, on a un centre des congrès qui a été agrandi, on a plus d'accessibilité aérienne dans la région grâce aux croisières qui ont augmenté l'achalandage... Les étoiles se sont alignées tranquillement pour nous aider.»

Mais la partie n'est pas gagnée d'avance, prévient le directeur du Hilton. «Si on se transporte en septembre 2015, ce que je vois dans ma boule de cristal, ce n'est pas la même histoire. Parce qu'on a moins de congrès l'an prochain. Tout est à refaire.»

La situation est fragile, renchérit Éric Bilodeau, porte-parole de l'Office du tourisme de Québec. «L'été, on se bat contre la planète. Statistiquement et touristiquement, le Canada est à la baisse. On perd des parts de marché d'année en année parce qu'il y a d'autres pays plus dynamiques. On n'entendait pas parler de Dubaï avant!»

Selon un échantillon d'hôtels à bannière, la région de Québec devance Montréal et les autres villes canadiennes sur le nombre de chambres vendues cet été. La province de Québec dans son ensemble affiche une augmentation de 4 %, contre 2,6 % en moyenne au pays.

Là où ça fait mal

Alors, que se passe-t-il en restauration, où la fréquentation a diminué de 4,1 % dans la région durant la belle saison?

«Il y a un contexte économique, les gens font plus attention», suppose Éric Schwaar, propriétaire de L'entrecôte Saint-Jean. Si son chiffre d'affaires s'est à peu près maintenu cet été, il a noté plus de clients, mais moins de ventes par rapport à 2013. «Donc, les factures sont moins élevées.»

Il pointe aussi une nouvelle tendance dans les hôtels : les suites où l'on peut se faire à manger. Puis ajoute le hasard de la météo. Il suffit de quelques samedis soir de pluie, pour que les restaurants en subissent les conséquences. «Des soirées de terrasse enlevées, c'est tout de suite 100 couverts de moins.»

Il y a enfin l'offre gourmande qui n'est pas négligeable dans la région, avec un grand nombre de restaurants pour se diviser la pointe de tarte.

Éric Bilodeau, de l'Office du tourisme de Québec, indique que le milieu de la restauration avait aussi connu une baisse en 2013 par rapport à 2012. Il souligne par ailleurs que les statistiques ne séparent pas les touristes des habitants locaux.

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