Loto-Québec: 500 postes coupés depuis deux ans

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Une cinquantaine de postes ont été abolis le mois passé dans les casinos du Québec, dont celui de Charlevoix.

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(Québec) Depuis deux ans, Loto-Québec a aboli tout près de 500 postes, majoritairement dans les casinos, nous apprend une compilation effectuée à la demande du Soleil. Et la vache à lait étatique se cherche présentement une firme spécialisée dans les mises à pied de masse. On assure néanmoins qu'il «n'y aura pas de coupures dans un avenir rapproché».

Ainsi, seulement entre septembre 2012 à septembre 2014, environ 491 emplois ont été rayés chez Loto-Québec et ses filiales. Il en reste 6155 selon les statistiques préparées par le directeur des relations de presse, Jean-Pierre Roy. La Société des casinos a été la plus durement touchée avec 312 postes éliminés, dont une cinquantaine récemment. 

«On coupe, on coupe, on coupe des salariés qui rapportent de l'argent. C'est nous autres qui écopent», critique un conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique, Jean-Pierre Proulx, qui représente des croupiers. Il aimerait bien savoir si les cadres contribueront également, s'il y a quelques directeurs de trop à remercier. Et si ses membres subiront d'autres contractions.

Alors, y aura-t-il d'autres vagues de compressions au cours des prochains mois, des prochaines années? «Pour le moment, on ne peut pas anticiper ces choses-là», répond Jean-Pierre Roy. «Pour l'instant, c'est certain qu'on ne peut pas, ni pour bientôt, ni pour 2015, ni pour 2016, donner la moindre évaluation. On ne le sait pas nous-mêmes.»

Il précise cependant que «l'évolution du chiffre d'affaires» pourrait forcer un nouveau régime minceur. «Il faut se rappeler, bien sûr, qu'on est là pour générer des fonds au gouvernement, qu'on a des objectifs à atteindre.» 

Justement, l'an dernier Loto-Québec a raté la cible : bénéfice en baisse de 10 %. Et cette année? Les résultats de mi-année seront publiés sous peu.

Processus d'optimisation

La société d'État confirme aussi qu'elle cherche toujours à améliorer ses résultats : «On est bel et bien dans un processus d'optimisation», concède Jean-Pierre Roy.

Justement, l'entreprise propriété des Québécois vient de publier un appel d'offres afin de débusquer une compagnie spécialisée dans la gestion des employés renvoyés. «Loto-Québec désire recevoir des offres relativement à des services, sur demande, de transition de carrière.» Attention, on cherche un fournisseur d'envergure qui peut gérer des mises à pied en grand nombre. Il doit «avoir un bassin suffisant de conseillers pouvant permettre la disponibilité de 25 conseillers s'exprimant en français lors d'événements nécessitant un soutien sur place».

Il s'agit d'un appel d'offres de routine, assure M. Roy. Depuis 2009, voici la troisième fois que Loto-Québec lance un tel contrat. «Ce n'est pas un service qui est nouveau. Mais on a eu, bien sûr, à s'en prévaloir au cours des derniers mois parce que vous savez qu'on a aboli un certain nombre de postes. Le mois passé, il y en a eu une cinquantaine. Il y en avait au Casino de Charlevoix, au Casino de Montréal, au Casino du Lac-Leamy et également aussi au siège social ici de la Société des casinos à Montréal.»

Au cours de la récente vague d'abolitions de postes, 54 employés ont été remerciés en même temps dans ces quatre lieux de travail différents, fait remarquer M. Roy. «C'est pour ça qu'on parle d'un chiffre de 25 [conseillers]. Il faut que le fournisseur ait cette capacité-là d'offrir ce service-là au besoin.»

Chaque employé qui apprenait la fin de son boulot était rencontré sur place. Le conseiller lui offrait alors un accompagnement afin de dénicher un nouvel emploi. Le travailleur qui perd son poste dispose d'une banque d'heures de soutien professionnel, d'un accès à un ordinateur, d'une messagerie vocale, d'aide pour ajuster le curriculum vitae...

Et ça coûte cher, ce service? «C'est des contrats pour lesquels il est difficile de prévoir un montant parce que, évidemment, c'est tributaire des mises à pied. Donc, ces contrats-là, si par bonheur on ne faisait aucune mise à pied dans les trois prochaines années, Loto-Québec ne serait pas tenue de verser un sou au fournisseur choisi. [...] Le coût du contrat dépend du nombre de fois où on fait appel au fournisseur et selon quelle envergure.»

La firme Right Management, filiale de l'entreprise internationale ManpowerGroup, détient l'actuel contrat de «services de transition de carrière» de Loto-Québec. Le nouvel appel d'offres prend fin le 23 octobre.

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