Sommet des coopératives: la «solution» aux défis de l'économie mondiale

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, avec... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, avec les deux cohôtes du Sommet international des coopératives, la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, et la présidente de l'Alliance coopérative internationale, Dame Pauline Green

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Si le Sommet international des coopératives de 2012 avait été une affirmation de la vivacité des coopératives et mutuelles dans l'économie mondiale, celui de 2014 veut aller plus loin encore en présentant le modèle coopératif comme l'une des solutions à envisager pour résoudre les nombreux défis planétaires de l'époque.

«La capacité d'innovation et la capacité d'adaptation des coopératives ont été démontrées lors de la crise financière de 2007-2008», soulignait avec conviction Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins et cohôte du sommet. «Nous réaffirmons aujourd'hui que ce modèle peut répondre aux défis de l'économie mondiale, à celui de la création d'emplois stables et durables, aux problèmes de la sécurité alimentaire avec 9 milliards de personnes à nourrir en 2050.» 

Elle a aussi rappelé que le monde de la coopération est convaincu qu'il y a de nombreuses opportunités de développement de coopératives dans le secteur de la santé et des services aux personnes pour faire face aux problèmes démographiques des prochaines années.

Quant à elle, Dame Pauline Green, présidente de l'Alliance coopérative internationale et aussi cohôte de ce deuxième sommet à Québec, croit que les voix des millions de membres des coopératives doivent être entendues par les représentants du G20 qui se réuniront à Brisbane en Australie, car les coopératives ont fait la preuve dans plusieurs endroits sur la planète qu'elles sont inventives, que leur croissance continue alors que des entreprises à capital-actions tournent au ralenti. «Notre manière de faire des affaires est différente, car elle tient compte des personnes et des communautés où les coopératives sont implantées», lance-t-elle. 

Le pape en faveur

Même le pape François l'a invité récemment à prendre la parole devant la commission pontificale Justice et Paix pour qu'elle montre les bienfaits des coopératives et que cela pourrait mener l'humanisation de l'économie globale. Car, pour le pape, il faut ramener l'être humain au coeur de l'économie puisque le modèle démocratique des coopératives, rappelait Mme Green, n'a rien de comparable à la gestion des entreprises à capital-actions où la globalisation de l'économie mène à la déshumanisation. «Ce sommet sera important, ajoute-t-elle, parce qu'il montre la force de la cohésion et du partage.»

Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, aussi présent à la conférence de presse avant le lancement du sommet, est venu annoncer qu'Investissement Québec aurait dorénavant un poste de vice-président responsable de la coopération et de l'économie sociale pour que cette voix soit entendue au sein de cette organisation qui est le bras financier du gouvernement du Québec.

Le sommet, dont plusieurs délégués se réunissent depuis dimanche, se traduira d'ici sa conclusion jeudi par des retombées économiques d'environ 10 millions $.

3000
délégués provenant de 93 pays
200
experts internationaux pour les conférences et les ateliers
25
études de calibre international
10
millions $
en retombées économiques

Pas de troisième mandat pour Monique Leroux

La présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, ne sera pas candidate à un troisième mandat à son poste, contrairement à ce que laissait entendre un quotidien québécois lundi matin, et même si beaucoup de personnes aiment son style de gestion.

«Les règlements sont clairs, il ne peut y avoir que deux mandats de suite à la direction du Mouvement», souligne André Chapleau, directeur des communications de Desjardins, croisé dans les corridors lors du Sommet international des coopératives au Centre des congrès de Québec.

La seule possibilité de faire un troisième mandat serait d'avoir une pause de quatre ans après le mandat en cours, selon les règles du mouvement coopératif. Il n'y aurait pas non plus de mouvement organisé pour garder Mme Leroux en poste, indiquent d'autres sources.

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