Libre-échange: le Canada et l'Union européenne s'entendent sur un texte complet

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Le Canada a annoncé mardi qu'il s'est entendu avec l'Union européenne sur le texte complet d'un accord de libre-échange. Le ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement du Canada l'a fait savoir par voie de communiqué.

C'est une autre étape qui vient d'être franchie, après la conclusion d'une entente de principe en octobre 2013.

Selon le communiqué, les fonctionnaires des deux parties se sont entendus sur le texte complet de l'accord, et la traduction ainsi que l'examen juridique final pourront donc commencer.

Toutes les provinces et territoires au pays ont reçu le texte complet et ont été informés des étapes à venir, précise le communiqué.

On apprend aussi que la planification d'un sommet Canada-UE est également en cours. Ce sommet aura lieu en septembre au Canada.

Le premier ministre Stephen Harper avait déjà fait savoir que ce projet d'entente de libre-échange était «de loin le partenariat commercial le plus ambitieux signé par le Canada».

L'Union européenne constitue en effet un marché de plus de 500 millions de consommateurs et affiche un PIB de 17 milliards de dollars.

Seulement pour le Québec, les retombées économiques d'une entente de libre-échange avec l'UE seraient de 2,2 milliards $ par an et pourraient créer 16 000 emplois, selon les données du gouvernement du Québec.

La question du fromage était un des principaux points de litige à régler au Québec dans la mise en oeuvre de l'accord. En effet, en vertu de l'entente de principe signée en 2013, les pays européens pourront exporter plus de 17 000 tonnes de fromages supplémentaires au Canada.

Les producteurs européens sont généreusement subventionnés, ce qui fait craindre le pire aux fromagers du Québec, qui produisent 60 pour cent des fromages fins au pays. Les parties avaient donc convenu de clarifier cet enjeu avant de soumettre le texte à la ratification.

Mais en juin, le premier ministre Philippe Couillard avait déjà affirmé que le litige du fromage n'allait pas mettre en péril la ratification de l'entente. À l'opposé, le précédent gouvernement Marois exigeait une compensation du gouvernement fédéral avant que le texte ne soit soumis à la ratification de l'Assemblée nationale.

Le Conseil du patronat a réagi à l'annonce de mardi. «Les négociateurs canadiens et européens ont travaillé d'arrache-pied pour parvenir à des compromis acceptables pour chacune des parties, a indiqué son président», Yves-Thomas Dorval, par voie de communiqué.

«Le Canada doit désormais miser sur ce succès et poursuivre ses pourparlers avec d'autres régions dans le monde afin de conclure des ententes similaires de partenariat économique et commercial.»

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