Un moratoire sur l'installation des nouveaux appareils d'Hydro est réclamé

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Pour l'heure, plus d'un million de nouveaux compteurs ont été installés dans la région de Montréal. Au moins 2000 avis de refus d'installation de la part de citoyens ont été signifiés jusqu'à maintenant à Hydro-Québec.

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Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) Le mouvement de grogne contre les compteurs de nouvelle génération d'Hydro-Québec prend de l'ampleur. L'Union des consommateurs demande maintenant au gouvernement Marois un moratoire sur leur installation au Québec.

«C'est un dossier très préoccupant», a indiqué vendredi au Soleil le porte-parole de l'Union des consommateurs (UC), Marc-Olivier Moisan-Plante.

Dans une lettre envoyée à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, l'UC souligne qu'Hydro-Québec semble minimiser le mouvement d'opposition à l'installation de ces nouveaux compteurs alors qu'au moins 2000 avis de refus de la part de citoyens ont été signifiés jusqu'à maintenant à la société d'État.

Hydro-Québec orchestre actuellement la première phase d'installation de ces nouveaux compteurs dits «intelligents» au Québec. Ces compteurs peuvent notamment transmettre à distance à la société d'État par radio-fréquences des données en temps réel sur la consommation d'électricité de ses clients.

Pour l'heure, plus d'un million de ces nouveaux compteurs ont été installés dans la région de Montréal. La phase 1 prévoit l'installation de 1,7 million de compteurs d'ici juin prochain.

Or, l'UC fait valoir qu'il est prématuré de continuer l'installation des nouveaux compteurs alors que le Code canadien de sécurité 6 sur les émissions des ondes électromagnétiques est en processus de révision. «Imaginez les coûts financiers pour Hydro-Québec si les émissions de ces compteurs ne respectaient plus les normes canadiennes», fait valoir M. Moisan-Plante.

Les frais de retrait imposés par Hydro-Québec à ses clients qui refusent l'installation de ces nouveaux compteurs à même leur résidence sont aussi qualifiés d'«abusifs». Ces frais pour l'installation d'un compteur dit non intelligent sont de 343 $ pour la première année et de 206 $ par année par la suite.

Avant de poursuivre l'installation de ces nouveaux compteurs, l'UC soutient qu'Hydro-Québec a le devoir d'offrir des solutions de rechange aux citoyens qui refusent les appareils intelligents émettant des radio-fréquences. Par exemple, les clients d'Hydro pourraient remplir un relevé (plusieurs fois par année) dont les données seraient transmissibles par courriel à la société d'État pour validation.

Le gouvernement Marois se dit sensible aux inquiétudes exprimées par les citoyens concernant l'installation de ces compteurs de nouvelle génération.

Un décret ministériel adopté mercredi dernier à Québec fait état de sa préoccupation quant aux frais liés à l'option de retrait offerte par Hydro-Québec à sa clientèle.

«L'adoption de ce décret s'inscrit dans une démarche gouvernementale invitant Hydro-Québec à proposer d'autres solutions technologiques ou administratives à ses clients qui ne désirent pas de compteur», a déclaré la ministre des Ressources naturelles et responsable d'Hydro-Québec, Martine Ouellet.

Cette dernière a rappelé que la Régie de l'énergie avait demandé à Hydro-Québec, dans un jugement rendu le 2 décembre dernier, de déposer dans les plus brefs délais une demande de modification relative aux frais demandés pour l'option de retrait.

Pas une première

Ce n'est pas la première fois que des élus de l'Assemblée nationale dénoncent les frais imposés par Hydro-Québec dans ce dossier.

En mai dernier, les élus québécois avaient adopté à l'unanimité une motion déposée par Québec solidaire. Cette motion demandait à Hydro-Québec d'évaluer d'autres options afin de ne pas pénaliser financièrement ses clients qui ne veulent pas de compteurs intelligents.

Notons qu'Hydro-Québec comparaîtra devant la Régie de l'énergie au début de 2014. Des audiences publiques auront lieu pour avaliser ou non l'installation de nouveaux compteurs de la société d'État, et ce, dans le reste de la province au cours des prochaines années. Vendredi, chez Hydro-Québec, personne n'était disponible pour commenter le dossier.

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