Loews le Concorde: pas de panique, hôteliers!

Les hôtels environnants pourraient bénéficier de la fermeture... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les hôtels environnants pourraient bénéficier de la fermeture du Concorde, en récupérant la clientèle de l'hôtel de la Grande Allée. De nouveaux établissements pourraient même apparaître, selon l'expert en tourisme Paul Arsenault.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La mort annoncée d'une icône, Le Concorde, ne signifie pas la fin du développement hôtelier à Québec.

La fermeture prochaine de l'hôtel de la chaîne Loews «ne témoigne pas à elle seule de la qualité et de l'attractivité d'une région», affirme Paul Arseneault, titulaire de la chaire de tourisme de l'Université du Québec à Montréal.

Ces derniers jours, plusieurs commentaires pessimistes ont suivi l'annonce de la fin des activités de l'hôtel phare de la Grande Allée. L'Office du tourisme de Québec a évoqué le ralentissement mondial de l'industrie touristique. L'Association hôtelière de Québec a fait état d'une stagnation des revenus dans un contexte d'augmentation des dépenses. Tous deux ont craint pour l'image de Québec.  

«L'hôtellerie, en 2013, est dans une logique strictement immobilière», tempère l'expert. Les bâtiments sont des actifs pour les fonds immobiliers qui doivent produire des dividendes. Si le rendement n'est pas au rendez-vous, un ménage du portefeuille est commandé. 

Le manque d'entretien du Concorde était «un signe évident que Loews songeait à vendre», croit M. Arseneault. Et comme les grandes chaînes sont peu présentes à Québec, ville dominée par les hôteliers indépendants, les acheteurs potentiels d'un hôtel de 400 chambres ne se bousculaient pas au portillon. Cette disparition ne va pas «déstructurer la trame hôtelière» de la capitale, pense le professeur. Les hôtels environnants vont récupérer la clientèle du Concorde et de nouveaux établissements pourraient même apparaître. 

Prix très élevés à Québec

Car le marché local demeure très intéressant, selon lui. L'été, pendant les festivals et lors de gros congrès, les prix des chambres à Québec sont parmi les plus élevés au Canada et même en Amérique du Nord. La haute saison tire d'ailleurs la moyenne de la capitale vers le haut. Selon une compilation publiée dans le magazine Hotelier, il n'y a qu'à Calgary et dans les Territoires du Nord-Ouest que les prix sont plus élevés. «Ça témoigne de quelque chose de bien qui se passe», dit M. Arseneault. 

Sylvain Gagné, porte-parole de l'Office de tourisme, admet que la fermeture du Concorde «va créer un déplacement» de clientèle qui pourrait bénéficier aux concurrents. Il craint toutefois ces quelques journées dans l'année où la ville affiche complet. Il ne faudrait pas rebuter les visiteurs, souligne-t-il. D'autant que «si on regarde les derniers chiffres, il n'y a personne qui a affiché très, très longtemps des 100 %» de taux d'occupation. 

Si elle admet qu'en période morte, la diminution de l'offre de chambres «va faire du bien», Michelle Doré, présidente de l'Association hôtelière de Québec, continue de croire que le battage entourant la fermeture du Concorde «ne donne pas le signal que ça va bien à Québec». Elle martèle l'importance d'investir dans le décor et de développer des produits attrayants. «Quand tu paies 250 $, tu n'as pas le goût d'arriver dans une chambre ordinaire», résume-t-elle.

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