Lutte contre la collusion: près d'un milliard $ dans les coffres du Québec

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Le ministre des Finances, Nicolas Marceau

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(Québec) La lutte contre la collusion dans la construction a rapporté gros, très gros au Trésor québécois, environ 1 milliard $, affirme Nicolas Marceau. «C'est payant, c'est payant pour les Québécois», a martelé le ministre des Finances.

Jeudi, en point de presse pour faire le point sur les finances publiques en 2012-2013, le ministre a tenu à mettre en exergue la «bonne nouvelle de la journée».

«La facture de nos immobilisations a été réduite, et cela s'explique par un effet de la lutte à la corruption sur les prix de nos immobilisations», a poursuivi le député-ministre de Rousseau.

M. Marceau réserve pour plus tard les précisions sur le chiffre exact sur les sommes économisées et sur leur provenance. Il a confirmé que les Transports, architecte de plusieurs projets d'infrastructures, feront partie de la liste des bénéficiaires.

«Écoutez, a repris Nicolas Marceau, on [le gouvernement] fait des achats d'infrastructures dans plusieurs ministères.» Il a rapporté qu'au total, la dette brute du Québec a chuté «quasiment de 2 milliards $». La moitié porte sur les «comptes à payer et recevoir»; l'autre moitié, sur les immobilisations, où réside «l'impact tangible de la lutte à la corruption sur les prix des immobilisations», a-t-il commenté.

«Réalité bien différente»

Les effets semblent moins nets pour ce qui est de la fourniture de services informatiques. Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a admis que la «réalité [y] est bien différente.

«Souvent, l'administration publique est prisonnière des choix technologiques qu'elle fait, ce qui amène parfois un manque de concurrence.» Le ministre a glissé que c'est un des aspects à la base de la décision de «laisser plus de place aux logiciels libres [...] et de rapatrier à l'interne [dans les ministères] beaucoup plus de ressources».

Plus tôt dans la journée, la Coalition avenir Québec (CAQ) a dévoilé une compilation des entreprises qui continuent de recevoir des contrats de l'État, même si elles se sont reconnues coupables devant la commission Charbonneau.

Selon la CAQ, 503 contrats ont été accordés par les Transports, pour une valeur totale de 207 millions $. Quatre firmes ont touché plus de 10 millions $ : Dessau et une filiale, 17,5 millions $; CIMA +, 13,4 millions $; GENIVAR, 12,2 millions $; et, surtout, Sintra, 94 M$. En chambre, le chef caquiste, François Legault, a accusé la première ministre Pauline Marois de «se traîner les pieds» en ne tentant pas de récupérer les 207 millions $ qui «nous ont été volés».

La chef du gouvernement a rappelé que son gouvernement prépare l'adoption d'une loi qui traitera de ce problème. Son ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a réitéré que la législation vise à faire «en sorte que les firmes qui souhaitent rembourser d'elles-mêmes un certain montant [...] puissent le faire en toute légalité».

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