Du placement syndical au référencement de la CCQ dès lundi

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(Québec) La ministre du Travail, Agnès Maltais, assure que tous les syndicats de la construction ont demandé leur permis afin d'utiliser le système de référencement de la main-d'oeuvre, qui met un terme aujourd'hui au placement syndical dans cet important pan de l'économie québécoise.

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Diane Lemieux, présidente, Commission de la construction du Québec

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«Ce qui me réjouit le plus, c'est que tous les syndicats maintenant se sont inscrits au système de référence. Encore hier [samedi], je signais des permis», a déclaré Mme Maltais, dimanche, en marge d'une annonce à Québec.

Mis sur pied par la Commission de la construction du Québec (CCQ) - avec près d'un an de retard -, le nouveau système dit de «référencement» de la main-d'oeuvre entre en vigueur aujourd'hui, concrétisant les visées du projet de loi 33 adopté à l'Assemblée nationale en décembre 2011.

Le placement syndical, désormais aboli, laisse place au Carnet de référence construction, un guichet unique pour l'embauche de la main-d'oeuvre accessible en ligne. Les employeurs pourront ainsi sélectionner dans une liste approuvée par la CCQ les travailleurs et les corps de métier dont ils ont besoin, plutôt que de passer par les syndicats.

«De donner la chance au coureur»

Bien que cette façon de faire soit accueillie froidement par certains syndicats, Mme Maltais croit que tous ont décidé «de donner la chance au coureur».

La présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, a pour sa part prévenu à la veille de la mise en place du nouveau système que son organisation suivra de près l'implantation du guichet et qu'elle interviendra à l'endroit de ceux ou celles qui tenteraient de le contourner.

Mme Lemieux est allée jusqu'à déclarer qu'elle était prête «à sortir le bâton» pour que l'industrie se conforme aux nouvelles règles. Il faut dire que la loi 33 est loin de faire l'unanimité dans le milieu de la construction.

Le Conseil provincial des métiers de la construction et la FTQ Construction contestent devant les tribunaux cette loi adoptée sous le régime libéral. Ils estiment, notamment, que ces nouvelles dispositions en matière d'embauche briment la liberté d'association garantie par la Charte des droits et libertés de la personne.  Avec La Presse Canadienne

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