Construction: «une offre pire que celle d'avant», dit le syndicat

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Le conflit dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel perdure depuis 14 jours.

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(Québec) L'Alliance syndicale de la construction pointe du doigt la partie patronale pour l'échec des négociations dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel samedi, qualifiant la dernière offre de l'Association de la construction du Québec (ACQ) de pire que la précédente.

«Nous avons négocié tout l'après-midi et l'employeur est arrivé avec une offre pire que celle d'avant. Nous avons répliqué avec une offre qu'ils ont refusée. Tout ça nous montrait qu'ils n'en voulaient pas, de négociation. Ça fait deux ou trois semaines et c'est toujours la même affaire», commentait samedi soir le porte-parole de l'Alliance syndicale, Yves Ouellet.

L'Alliance estime que l'ACQ attendait une loi spéciale depuis le début des négociations. «Ils en veulent une et maintenant, ils se fient sur le Parti libéral et la Coalition avenir Québec pour leur donner des bonbons», poursuit-il, ajoutant qu'une loi spéciale n'est jamais une bonne nouvelle.

Statu quo sur certains aspects

«On ne connaît pas vraiment le contenu de la loi, outre le fait qu'il y aura le statu quo sur certains aspects, mais ce n'est jamais bon. Nos membres ont déjà perdu deux semaines de travail, et maintenant ils devront rentrer de force», déplore-t-il. «Nos membres sont en colère. Dans de telles circonstances, il faut s'attendre à ce que les relations de travail soient nulles pendant au moins un an.»

Même si c'est le Parti québécois au pouvoir qui a décidé d'aller de l'avant avec une loi spéciale, l'Alliance refuse de lui faire porter tout le blâme. «Ils ont fait leur part avec la manière dont ils ont agi durant la négociation et dans la manière dont ils ont procédé pour nous présenter ça [la loi spéciale]. Oui, c'était bien. Le gouvernement croyait que la partie patronale voulait une entente, mais on sait maintenant que ce n'était pas le cas», enchaîne le porte-parole.

Conserver les acquis

L'Alliance syndicale espère maintenant ne pas faire les frais d'un règlement de comptes de la part des partis d'opposition. «Ce que nous demandons à l'opposition, c'est de ne pas venir couper les acquis des travailleurs. Ce n'est pas le rôle d'un parti politique.»

Le syndicat souhaite également que la loi spéciale ne décrète pas simplement le statu quo au niveau des conditions salariales des travailleurs de la construction. 

«On s'attend au moins à une hausse du pouvoir d'achat de nos membres liée à l'inflation. Le gouvernement ne doit surtout pas oublier que nous représentons 175 000 familles qui participent activement à la vie économique du Québec», déclare Yves Ouellet.

Du côté de l'ACQ, le responsable des relations média, Éric Côté, n'a pas voulu commenter la décision du gouvernement d'imposer une loi spéciale. «Je ne l'ai pas vue, alors je n'en parlerai pas, mais nous sommes extrêmement déçus que les négociations aient été rompues. On souhaitait une entente et on ne l'a pas eue», conclut-il.

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