L'Association hôtelière «déçue» des révisions de taxes à Québec

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Le Hilton (photo) a connu une révision à la hausse de 80 000 $, le Château Bonne-Entente de 28 000 $ et le TRYP Hôtel PUR, 27 000 $.

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(Québec) Les hôteliers de Québec sont «déçus» de la révision à la hausse de leurs comptes de taxes municipales. Ils estiment qu'ils avaient droit à une «baisse légitime» à l'heure où l'industrie touristique tourne au ralenti.

Les hôteliers de Québec sont «déçus» de la révision à la hausse de leurs comptes de taxes municipales. Ils estiment qu'ils avaient droit à une «baisse légitime» à l'heure où l'industrie touristique tourne au ralenti.

«Cette nouvelle hausse annule une baisse légitime qui a été octroyée à plusieurs hôtels de Québec à cause d'une diminution certaine de l'achalandage», a réagi la directrice générale de l'Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ), Natasha Desbiens.

Même si elle «reconnaît les efforts du maire dans ce dossier», Mme Desbiens, estime que les propriétaires d'hôtels de Québec, «qui sont parmi les plus taxés en Amérique du Nord», ont fait leur part depuis trois ans.

«Depuis 2009, les hôteliers ont subi des hausses importantes de leur compte de taxes, malgré la baisse des revenus et l'augmentation des dépenses. Les hôteliers sont déçus par cette redistribution des nouveaux comptes de taxes», a-t-elle indiqué dans un communiqué publié mercredi après-midi.

Malgré la déception, Mme Desbiens a précisé en entrevue au Soleil que les hôteliers n'envisagent pas faire front commun pour contester la révision.

En février, la Ville de Québec avait entrepris de recalculer les factures de taxes de 7200 pour mieux répartir le fardeau fiscal vers des plus «petits commerçants» qui avaient connu une hausse salée en fonction de l'explosion de la valeur de leurs immeubles.

Le résultat est que «les plus gros joueurs» assumeront, sous forme d'une sorte de péréquation calculée à l'aide de trois taux de taxation, quelque 10 millions $ retranchés du fardeau des petites et moyennes entreprises. D'où le surnom de «Robin des bois».

Cette réaction de l'Association hôtelière fait suite à une grogne déjà exprimée par certains gestionnaires d'hôtels.

Dans Le Soleil de mardi, le président et directeur général de l'Hôtel Château Laurier Québec, Alain Girard, a vertement dénoncé la différence à la hausse de 60 000 $ entre son premier compte de taxes reçu en février et la version révisée reçue lundi. «Appeler ça Robin des bois, c'est une insulte à l'intelligence», avait lancé M. Girard, cinglant.

Le Hilton a connu une révision à la hausse de 80 000 $, le Château Bonne-Entente, de 28 000 $ et le TRYP Hôtel PUR, de 27 000 $.

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