Marché de l'emploi: Québec, région distincte

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Même les jeunes parviennent relativement facilement à trouver des emplois. En effet, le taux de chômage des 15 à 24 ans était à 8,8 % à Québec en 2012 comparativement à 14 % dans le reste du Canada.

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(Québec) Avec un taux de chômage de 4,9 %, la région de la Capitale-Nationale vit-elle sur une autre planète?

En décembre, un rapport publié par la Banque CIBC illustrait une nouvelle réalité sur le marché canadien de l'emploi. «Les employeurs font la queue pour embaucher des candidats et des postes restent longtemps vacants faute de candidats compétents. Par contre, certains chercheurs d'emploi font face à la menace du chômage chronique.»

Le rapport révélait, entre autres, que le nombre de postes vacants déclaré par les entreprises avait fait un bond de 16 % au cours de la dernière année et que l'on comptait 250 000 Canadiens, soit 18 % des chômeurs au pays, qui étaient sans boulot de plus de six mois.

«Cette étrange situation où les personnes ne trouvent pas d'emploi et les employeurs ne trouvent pas de personnel a de sérieuses conséquences non seulement sur la productivité du pays tout entier, mais également sur la capacité des Canadiens à trouver un bon emploi, déclarait Nancy Dubé, présidente du conseil d'administration de l'Institut canadien d'éducation et de recherche en orientation, à la lumière des constats faits par la Banque CIBC.

Pas pareil à Québec

Dans son rapport, l'institution bancaire établissait des groupes d'emplois - une vingtaine - présentant des signes d'excédent de main-d'oeuvre. Parmi eux, des commis de bureau, des bouchers, des boulangers, du personnel de la vente et des services.

«C'est à se demander si nous vivons dans le même pays!» pousse Michel Gingras, directeur régional d'Emploi-Québec pour la Capitale-Nationale. À Québec, les commis de bureau, les bouchers, les boulangers et le personnel de la vente et des services sont en forte demande. Dans les faits, dans la région de la Capitale-Nationale, la demande d'emploi va croître dans tous les secteurs d'activités d'ici 2016 à l'exception de l'administration publique, de la fabrication et de l'agriculture et de la pêche. Même les jeunes parviennent relativement facilement à trouver des emplois. En effet, le taux de chômage des 15 à 24 ans était à 8,8 % à Québec en 2012 comparativement à 14 % dans le reste du Canada.

Si effectivement, à Québec, des employeurs «font la queue» pour attirer les talents, la «menace du chômage chronique» pour les chercheurs d'emploi est moins présente.

De l'avis de Michel Gingras, l'arrimage ne pourra jamais être parfait entre les entreprises et les chercheurs d'emploi.

«Même si le taux de chômage est à 4,9 % à Québec, un technicien spécialisé en construction d'aéronefs éprouvera de la difficulté à se décrocher un emploi dans son domaine dans la région», exprime le patron de la direction régionale. Et même si le chercheur d'emploi et le dirigeant d'entreprise à la poursuite de personnel parvenaient à se croiser sur le même chemin, la rencontre ne se terminera pas nécessairement par une entente entre eux.

Le chercheur d'emploi trouvera peut-être que l'entreprise ne lui offre pas les conditions salariales recherchées. L'employeur, de son côté, jugera que le profil ou le savoir-être du candidat ne correspond pas aux valeurs véhiculées par son entreprise. Ou que le candidat n'a pas suffisamment d'expérience. Ou encore que les compétences du travailleur immigrant ne sont pas pleinement reconnues par son ordre professionnel.

Emploi-Québec se transforme en entremetteur pour s'assurer que l'écart entre les entreprises qui désespèrent à dénicher des travailleurs et les chômeurs qui peinent à se trouver un gagne-pain s'amenuise.

Des mesures spécifiques sont mises de l'avant - et d'autres suivront dans les prochaines semaines dans la foulée de la nouvelle stratégie gouvernementale Tous pour l'emploi annoncée au début du mois - pour rejoindre les clientèles sous-représentées sur le marché de l'emploi, notamment les prestataires de l'aide sociale, les femmes, les immigrants, les handicapés et les personnes présentant des problèmes particuliers (ex-toxicomanes, ex-détenus, etc.). Les 55 ans et plus font l'objet d'une attention particulière. Il est encore possible d'accroître leur participation au marché du travail.

Si, jadis, les employeurs levaient le nez sur ces «clientèles», c'est de moins en moins le cas aujourd'hui en raison de la rareté de la main-d'oeuvre, rend compte Michel Gingras.

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