Assurance emploi: des manifs à Ottawa et dans l'Est-du-Québec

Bertrand Berger et Gilbert Scantland voudraient voir Ottawa... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Bertrand Berger et Gilbert Scantland voudraient voir Ottawa adopter une approche constructive en matière d'assurance-emploi.

Collaboration spéciale Gilles Gagné

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Gilles Gagné
Le Soleil

(Carleton) Des manifestations contre les changements à l'assurance emploi seront tenues dans sept municipalités de l'Est-du-Québec aujourd'hui, de même qu'à Ottawa, où des meneurs socioéconomiques régionaux rencontreront la ministre Diane Finley, des Ressources humaines et du développement des compétences.

La délégation gaspésienne tentera notamment de convaincre la ministre de suspendre la réforme, d'en évaluer l'impact et d'amorcer un travail d'accompagnement afin d'appuyer les efforts amorcés depuis des années dans la région pour allonger la période d'emploi de la main-d'oeuvre.

Le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Bertrand Berger, se dit ouvert à un certain nombre de changements au régime d'assurance emploi, mais pas ceux qui ont cours actuellement, et qui ont pour effet de déstructurer l'économie des régions.

«Tout ce que le gouvernement fait, il pige dedans [la caisse de l'assurance emploi] plusieurs milliards pour payer l'épicerie [...] Ça fait 20 ans qu'il ne contribue plus à une caisse qui est une assurance, financée par les cotisations des travailleurs et des employeurs», rappelle M. Berger.

La réforme réduit le nombre de semaines de prestations des travailleurs en chômage, au point de créer une période sans revenu, elle réduit le montant de prestations, elle force la main-d'oeuvre à élargir le territoire dans lequel elle doit travailler, souvent pour un moindre salaire. En outre, seulement 49 % des cotisants se qualifient aux prestations.

Mobilisation nécessaire

La ministre Finley et le premier ministre Stephen Harper ont jusqu'à maintenant refusé tout assouplissement au nouveau régime. «Ce n'est pas une raison pour arrêter», tranche Bertrand Berger. «Au contraire, il faut se mobiliser davantage pour en venir à bout. Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon.»

Gilbert Scantland, directeur de la CRE de la Gaspésie et des Îles, note que la région s'est engagée à «trouver de la complémentarité» entre différents groupes, de façon à relier les travailleurs aux emplois disponibles, «il y a sept-huit ans, mais on n'a jamais eu de support du gouvernement fédéral».

«Il y a déjà des échanges [entre différents employeurs pour augmenter la période de travail de leur main-d'oeuvre]. Il y a moyen de former ces gens-là, de leur apprendre de nouveaux métiers, [de leur apprendre] à être plus efficaces», ajoute M. Scantland.

La rencontre des leaders régionaux avec la ministre Finley est prévue pour 16h. Une heure plus tard, la ministre québécoise de l'Emploi, de la Solidarité sociale et du Travail, Agnès Maltais, fera part de ses inquiétudes quant aux conséquences de la réforme.

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