Coup dur pour les retraités de Papiers White Birch

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Papiers White Birch

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(Québec) Coup dur pour les retraités de Papiers White Birch, qui attendaient avec impatience la décision de la Cour suprême dans le dossier opposant la société torontoise Indalex à ses retraités. Le plus haut tribunal du pays vient d'infirmer la décision de la Cour d'appel de l'Ontario qui faisait d'eux des créanciers prioritaires, les reléguant du coup au titre de simples créanciers, derrière les prêteurs titulaires d'une sûreté.

 

«C'est une très mauvaise nouvelle pour les retraités d'Indalex et pas une très bonne nouvelle pour nous», a commenté Gilles Bédard, quelques minutes après avoir pris connaissance de la décision, vendredi matin. «On est déçus à la fois pour eux et pour nous. Ça prouve que nous devrons continuer à lutter contre les lois fédérales qui n'accordent aucune importance aux droits des retraités et à leurs économies.»

Indalex, un fabricant de produits d'aluminium de la métropole canadienne, s'est placée à l'abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en 2009. Les régimes de retraite étaient alors déficitaires, et les rentiers ont vu leurs prestations fondre de moitié. Le statut de créanciers prioritaires, que leur avait accordé la Cour d'appel, leur aurait permis de récupérer un peu plus d'argent de la liquidation.

Ce scénario n'est pas sans rappeler celui des retraités de Papiers White Birch, qui subissent des pertes de 47 % de leurs rentes depuis le 1er décembre, conséquence directe du remplacement de leurs régimes de retraite à prestations déterminées par de nouveaux régimes à prestations cibles. Il s'agissait là d'une condition pour la relance l'usine Stadacona, entérinée par le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier.

Le Regroupement des employés retraités de White Birch-Stadacona a d'ailleurs déposé une plainte la semaine dernière à la Commission des relations du travail, jugeant que le syndicat l'aurait mal représenté au cours des négociations avec la direction de l'entreprise. Il s'agit là d'une «première étape» avant, peut-être, d'entamer d'autres procédures judiciaires pour réclamer des dédommagements. Quelque 200 millions $ seraient en cause.

 

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