L'île d'Anticosti, un Klondike à bas prix, selon la CAQ

Les «experts» consultés par la CAQ affirment que... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Les «experts» consultés par la CAQ affirment que «les projets [pour l'exploration de pétrole] sur l'île d'Anticosti sont les projets les plus porteurs en Amérique du Nord».

Photothèque Le Soleil

Partager

(Québec) Le gouvernement du Québec doit se lancer dans l'aventure de la production de pétrole. Il doit acquérir la moitié des parts de trois firmes détentrices des droits sur des gisements d'hydrocarbures, sur l'île d'Anticosti.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a présenté avec enthousiasme son projet, en conférence de presse, mardi, à l'Assemblée nationale. Il consiste à faire de l'État l'actionnaire principal des entreprises Pétrolia, Junex et Corridor Resources.

Selon le leader de la CAQ, c'est un véritable Klondike qui s'offre à bas prix au Québec. Les «experts» consultés par la CAQ affirment que «les projets [pour l'exploration de pétrole] sur l'île d'Anticosti sont les projets les plus porteurs en Amérique du Nord».

M. Legault a ajouté que «les estimations les plus pessimistes parlent de deux milliards de dollars par année en redevances» pour extraire «des milliards de barils de pétrole». Quant à leur vente, si Québec est copropriétaire, il ajoutera des milliards de dollars en revenus, a-t-il poursuivi.

Dans une province lourdement endettée, a plaidé M. Legault, le gouvernement peut obtenir au rabais - pour environ 70 millions $ - une participation dans des compagnies dont la valeur a justement été affectée par «l'incertitude créée par le Parti québécois».François Legault n'est nullement inquiet du fait que l'exploitation du pétrole ne soit pas démontrée hors de tout doute.

«Le risque est petit; la probabilité est très élevée» que la production commerciale démarre rapidement, a-t-il répondu.

Environnement

Quant à la menace sur l'environnement, qu'évoquent souvent les détracteurs de l'industrie pétrolière, M. Legault croit que l'implication de l'État constituerait en soi une assurance. Cela permettrait «de mieux contrôler tous les impacts environnementaux de ces projets».

«Quelle belle expérience de développement durable», a lancé le chef caquiste, «d'être capable à l'île d'Anticosti, avec un potentiel de milliards de barils de pétrole, de faire les choses correctement au bénéfice de l'ensemble des Québécois».

Même si tout laissait croire que le pétrole d'Anticosti devrait être extrait en fracturant la roche du sous-sol de l'île, une technique qui a soulevé une polémique dans le dossier des gaz de schiste, M. Legault a soutenu qu'il semble tout aussi possible de le faire par des forages conventionnels.

Le leader de la CAQ a évoqué vaguement avoir eu des échanges avec des représentants de groupes écologistes. Il persiste à dire que «tout peut être fait en respectant les normes environnementales. Évidemment, sur l'île d'Anticosti, on parle de 263 personnes. Il y a peut-être un problème avec les chevreuils, mais je pense que c'est gérable.»

Selon le caquiste, la mise en production d'un gisement sur l'île d'Anticosti peut être envisageable dans 18 mois à peine. La Coalition avenir Québec réclame également que le litige entre Québec et Terre-Neuve au sujet de la frontière traversant le gisement Old Harry, au large des Îles-de-la-Madeleine, soit réglé. Situé au milieu du golfe du Saint-Laurent, ce gisement pose «beaucoup plus de contraintes» pour son exploitation, a fait remarquer M. Legault.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer