Alain April devient propriétaire du Château Bonne Entente

Directeur général du Château Bonne Entente depuis 1994,... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Directeur général du Château Bonne Entente depuis 1994, Alain April est le nouveau propriétaire de l'hôtel du Château Bonne Entente.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) «À 48 ans, il était temps qu'il se passe quelque chose!» Et il vient de se passer «quelque chose» dans la vie d'Alain April. À son titre de directeur général, il faut maintenant ajouter celui de nouveau propriétaire du Château Bonne Entente.

Le 16 décembre, les propriétaires du manoir anglais construit au milieu du XXe siècle - Pierre et Francis Pomerleau, Marcel Dutil et le Fonds de solidarité FTQ - ont cédé 34 % de leurs parts dans l'établissement hôtelier du chemin Sainte-Foy à celui qui en assume la direction générale depuis 1994. Alain April avait été embauché, en 1991, au poste d'adjoint au directeur général du Château Bonne Entente avant d'aller s'asseoir dans le fauteuil du directeur général de l'hôtel Georgesville à Saint-Georges - un poste qu'il n'a cessé d'occuper depuis 1992 - qui appartient également à la famille Pomerleau.

Ce n'est que mardi que la nouvelle a été ébruitée. «Cet entrepreneur, qui dirige notre hôtel depuis plus de 20 ans, incarne le virage entrepris avec succès à notre établissement», a souligné Pierre Pomerleau, pdg de Pomerleau, un géant dans l'industrie de la construction au Québec.

C'est Hervé Pomerleau, le père de Pierre, qui avait fait l'acquisition du Château Bonne Entente en 1986 alors que son entreprise y effectuait des travaux. En 1999, l'homme d'affaires Marcel Dutil, par l'entremise de sa société d'investissements Finloc, rejoignait son ami beauceron et devenait le copropriétaire de l'hôtel. En 2006, c'était au tour du Fonds de solidarité FTQ d'investir au Château Bonne Entente.

En entrevue au Soleil, Alain April ne cache pas son ambition de devenir premier actionnaire majoritaire et de racheter «à court terme» ses partenaires d'affaires qui souhaitent se retirer graduellement du monde de l'hôtellerie.

«Le coeur de leur business, ne l'oublions pas, c'est la construction pour les Pomerleau et l'acier pour Marcel Dutil. Pas la propriété d'hôtels», souligne M. April en précisant que le montant de la transaction n'était pas d'intérêt public.

Alain April n'est pas pressé de voir s'éclipser de ses partenaires d'affaires qui, année après année, ont réinjecté tous les profits générés par l'établissement pour développer, agrandir et rénover l'hôtel situé sur le Domaine de la Bonne Entente - dont le territoire s'étire du chemin Sainte-Foy au boulevard Hamel en passant par l'autoroute Duplessis jusqu'à la rue Pie XII - le lieu privilégié choisi par le colonel Charles Hugh LePailleur Jones qui y accueillir, à l'époque, l'élite bourgeoise anglaise de Québec.

«J'ai toujours été bien entouré au cours des dernières années et j'ai la certitude qu'ils vont continuer de bien m'entourer.»

Alain April réalise un rêve en se portant acquéreur de l'hôtel de

160 chambres qu'il gère depuis deux décennies. «En 20 ans, j'ai appris à le connaître sous toutes ses coutures. Il était hors de question qu'il m'échappe le moment venu!» affirme-t-il en soulignant qu'il aurait sans doute orienté sa carrière de gestionnaire hôtelier du côté international si l'opportunité d'acquérir le Château Bonne Entente ne s'était pas offerte.

Natif de Notre-Dame-du-Portage, dans le Bas-du-Fleuve, Alain April provient d'une famille d'hôteliers. Tour à tour, ses arrière-grands-parents, ses grands-parents et ses parents ont fait carrière à bien recevoir les villégiateurs. Âgé d'à peine 12 ans, il occupait déjà des postes importants dans l'entreprise familiale. «C'est certain que j'aurai voulu acquérir l'Auberge sur Mer, mais pour des raisons familiales, mon père a décidé de vendre à d'autres personnes», mentionne celui qui détient un diplôme de gestion hôtelière de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et qui préside, entre autres, les conseils d'administration de l'Office du tourisme de Québec et de la Société du Centre des congrès de Québec.

D'autres investissements

Depuis 2000, pas moins de 20 millions $ ont été investis pour transformer l'hôtel. Alain April entend poursuivre la cadence. «Cette année, nous allons injecter 1 million $ pour rénover une trentaine de chambres et donner un petit coup de modernisme à notre restaurant.»

À ses employés - ils sont tout près de 175 lors des périodes de pointe -, il a commencé à lever le voile sur son «plan de match» pour les cinq prochaines années.

«S'il y a possibilité de prendre de l'expansion, nous le ferons. Avec 160 chambres, nous pouvons définitivement en ajouter une trentaine de plus. L'espace n'est pas un problème, car notre propriété compte 400 000 pieds carrés.»

Même si le Château Bonne Entente est une «institution» à Québec et que ses désignations cinq étoiles et quatre diamants constituent une carte de visite exceptionnelle, Alain April sait qu'il y a fort à faire pour maintenir cette réputation.

«Non, ça ne roule pas tout seul, le tourisme à Québec. Ces dernières années n'ont pas été faciles. Le touriste américain a été moins présent. Comme entreprise, nous n'avons pas le choix d'offrir un produit top notch. Il faut être constamment en avant de la compétition. Il faut s'inspirer de ce qui se fait de mieux à travers le monde et l'offrir à notre clientèle.»

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