Creaform embauchera 180 travailleurs d'ici trois ans

Les ministres Élaine Zakaïb et Agnès Maltais entourent... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les ministres Élaine Zakaïb et Agnès Maltais entourent le président et chef de la direction de Creaform, Martin Lamontagne. Le gouvernement du Québec apportera un soutien financier à l'entreprise.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Ce n'est pas l'ambition qui étouffe Creaform, et ce, peu importe les soubresauts de l'économie mondiale.

Son chiffre d'affaires - qui était de 37,5 millions $ pour l'exercice financier 2011 et qui devrait croître de 20 % pour celui de 2012 -, l'entreprise de Lévis, spécialisée dans les technologies et les services d'ingénierie 3D, veut le faire grimper à 120 millions $ en 2016. Ça fait déjà quelques années que les dirigeants de Creaform ont l'oeil sur 2016 et il est hors de question, pour eux, de dévier de cet objectif.

Pour atteindre sa cible, Creaform embauchera 180 nouveaux travailleurs au cours des trois prochaines années.

Et pour former ce contingent de nouveaux employés - qui s'ajouteront aux quelque 330 autres membres de l'équipe de Creaform qui travaillent principalement à Lévis, mais aussi en Chine, en Europe et aux États-Unis -, la compagnie investira un peu plus de 2 millions $, avec l'aide du gouvernement du Québec, pour mettre sur pied l'«Université Creaform». Non seulement le plan de formation de Creaform permettra aux nouveaux arrivés de se familiariser avec la façon de faire de la jeune compagnie fondée en 2002 par Charles Mony, Gilles Bernigaud et Martin Lamontagne, mais il verra à assurer la mise à jour des connaissances et des compétences de l'ensemble des employés.

«Notre plan de croissance est ambitieux et passera par l'ouverture et par la croissance des marchés et par la diversification de notre offre de service», a souligné le président et chef de la direction de Creaform, Martin Lamontagne. «Un tel plan comporte de grands besoins de ressources professionnelles. Il est donc important de pouvoir compter sur du personnel qualifié en nombre suffisant pour soutenir cette croissance.»

Soutien financier

Martin Lamontagne accueillait, mercredi, deux ministres du gouvernement de Pauline Marois. La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, s'est pointée avec un soutien financier de 697 470 $ pour épauler Creaform dans l'établissement de son «université». Elle a d'ailleurs mentionné que pour une entreprise comme Creaform, «ses cerveaux constituaient son principal actif» et qu'il fallait voir à favoriser l'éclosion d'une véritable culture de formation à l'interne.

Pour sa part, sa collègue responsable de la Politique industrielle et de la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb apportait un chèque de 611 000 $ pour la conception de nouveaux produits. «Nous avons besoin d'entreprises dynamiques qui s'affirment sur les marchés internationaux. Elles favorisent les retombées locales et contribuent au rayonnement du Québec.»

La spécialité de Creaform, c'est la conception, la fabrication et la commercialisation de technologies de mesure en 3D, plus précisément des scanners portables. Ces appareils, équipés d'un capteur laser, sont utilisés pour inspecter la qualité d'une pièce. Il suffit d'en balayer la surface, de numériser l'information et de transférer les images 3D sur un ordinateur pour vérifier, par exemple, si les soudures d'une carrosserie sont parfaites. La compagnie investit pas moins de 10 % de son chiffre d'affaires annuel en RD.

L'entreprise compte des clients partout à travers le monde et dans une multitude de secteurs, dont ceux de l'automobile, de l'aérospatiale, de l'industrie pétrolière, des soins de santé et des produits de consommation. Sa liste de clients est prestigieuse : Boeing, BMW, Bombardier, Prévost Car, Pratt & Whitney Canada.

«Au fil des ans, nous avons prouvé que nous étions capables de mettre au point des technologies de mesure 3D portables innovantes et fiables. Et nous avons réussi à percer à l'échelle mondiale», a souligné Martin Lamontagne. «Cependant, malgré l'énergie colossale que nous avons déployée depuis la création de notre premier produit en 2005, le Handyscan, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et nous devons poursuivre nos efforts.»

Selon Martin Lamontagne, le coup de pouce de l'État est «vital» pour une jeune entreprise comme Creaform, «dont l'objectif est de révolutionner les façons de faire en mesures 3D, et ce, à l'échelle planétaire. L'aide gouvernementale est donc précieuse et sans laquelle il serait difficile, voire impossible, pour une PME de développer son plein potentiel à l'échelle internationale».

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