Nouvelle direction de RONA: les détaillants en confiance

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Personne ne craint la fermeture éventuelle de commerces malgré les contrecoups financiers que connaît le quincaillier québécois.

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(Québec) Le nouveau président du conseil d'administration de RONA, Robert Chevrier, a-t-il l'intention de redresser l'entreprise pour la revendre à plus gros prix? C'est ce que craint Michel Perron, propriétaire de la succursale affiliée située dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste, à Québec.

Bien que le remaniement au sein du conseil d'administration soit accueilli favorablement auprès des détaillants de la région joints par Le Soleil, il est encore trop tôt pour juger des impacts que cela pourrait leur occasionner. Chose certaine, personne ne craint la fermeture éventuelle de commerces malgré les contrecoups financiers que connaît le quincaillier québécois. «On ne vend pas une entreprise qui traverse des difficultés, on la vend quand elle est au sommet», a indiqué M. Chevrier en entrevue à La Presse lundi. «Notre rôle est de monter la valeur de l'action à 25 $ et peut-être là, accepter une offre à 40 $», a-t-il ajouté.

Michel Perron a quelque peu sursauté en apprenant cela dans les journaux. «Est-ce que ça veut dire qu'il veut augmenter la valeur de l'action pour être capable de vendre la compagnie?» se demande-t-il, conscient toutefois que la bonne santé de l'entreprise est dans l'intérêt de tous. «Or, si la bonne santé de l'entreprise signifie qu'on va peut-être être capable de vendre, ce n'est peut-être plus dans l'intérêt de tous. Moi, en tout cas, en tant que marchand, le fait québécois de RONA est très important, et de chercher à vendre l'entreprise à une entreprise américaine, ça me déplaît pas mal comme situation», a-t-il commenté.

Ces inquiétudes ne sont toutefois pas généralisées auprès de tous les marchands RONA. «Même s'ils vendaient... ce sont des décisions qui se prennent au-dessus de nous. Ça ne changerait pas grand-chose sur le terrain», a exposé François Moisan, de la quincaillerie Paulin Moisan à Saint-Raymond.

Déclaration positive

Sylvain Jacques, directeur adjoint de la quincaillerie Breton à Saint-Augustin-de-Desmaures, croit pour sa part que la déclaration de M. Chevrier est plutôt positive puisqu'il n'est pas question de vente à court terme. «C'est quelque chose qui nous rassure un peu. En fait, ce n'est pas qu'on était tant alarmés, parce qu'on a toujours eu confiance que c'était ça la vision de l'entreprise. C'est juste un renforcement de notre position», a-t-il mentionné.

Rappelons que le géant américain Lowes avait déposé une offre d'achat non sollicitée en juillet, mettant 14,50 $ par action sur la table. Le titre de RONA (RON) s'échangeait alors 11,87 $ à la Bourse de Toronto. Mardi, il a clôturé à 12,35 $, en hausse de 49 ¢ ou 4,13 %.

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