Duberger-Les Saules: la fermeture de caisses populaires redoutée

Le conseil de quartier de Duberger-Les Saules craint... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Le conseil de quartier de Duberger-Les Saules craint de perdre ses points de service notamment à Duberger.

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Yves Therrien
Le Soleil

Après la grogne de citoyens de Saint-Sauveur qui se sont mobilisés sans succès afin que demeure ouverte la succursale de la caisse Desjardins de la rue Saint-Vallier Ouest, voilà que le conseil de quartier de Duberger-Les Saules, dans une lettre de son président Michel Légaré, craint la fermeture de caisses populaires à Duberger et aux Saules.

Dans la missive adressée à Jacques Jobin, président de la Caisse populaire Desjardins des Rivières, M. Légaré dénonce la fermeture et la vente de deux succursales dans les quartiers de Duberger et Les Saules.

«En clair, Desjardins se redéploie et abandonne à leur sort ses membres des quartiers "pauvres", là où il y a peu d'épargne et peu de prêts, pour s'implanter dans les nouveaux développements où habitent des citoyens plus "riches"», écrivait-il le 10 janvier.

Selon lui, dans le cas de la caisse Desjardins de Duberger, l'immeuble aurait été vendu pour faire place au siège social de la Coopérative funéraire de La Capitale. Dans Les Saules, il soutient que «l'immeuble aurait déjà été vendu, presque en catimini, et la caisse y serait devenue locataire pour un bail de cinq ans.»

Desjardins dément

Cependant, la porte-parole du Mouvement, Nathalie Genest, affirme qu'aucune fermeture n'est prévue ni annoncée dans ce secteur de Québec. La caisse a choisi de vendre les immeubles pour devenir locataire «parce que la direction était plus intéressée par la gestion des services aux membres que la gestion d'immeubles».

Elle ajoute que les dirigeants de la caisse sont toujours ouverts à écouter les membres lorsqu'ils proposent des mesures pour améliorer les services. Quant à la résolution du conseil de quartier et à la lettre de M. Légaré, elle précise que le conseil d'administration répondra par écrit sous peu.

Toutefois, M. Légaré n'en demeure pas moins inquiet après que Le Soleil lui ait rapporté les propos de Desjardins. Pour les gens du conseil de quartier qui ont appris la nouvelle par la bande, passer de propriétaire à locataire n'a rien de rassurant puisqu'il sera plus facile plus tard de fermer le point de service.

Il maintient que les services de proximité sont essentiels pour les étudiants, les personnes âgées et les déshérités du quartier. Même s'il y a des mesures temporaires d'atténuation des effets par un service de navette ou des coupons de taxis, les fermetures, elles, sont permanentes et irréversibles.

Pour ce qui est des réaménagements des services, Mme Genest de Desjardins précise que les conseils d'administration des caisses ont la responsabilité de prendre les décisions afin que la caisse demeure rentable même s'il s'agit d'une entreprise coopérative.

Elle donne l'exemple des fermetures des points de services dans la grande région de Québec et sur la Rive-Sud. En 2004, il y avait 114 caisses populaires et point de services. En 2012, il y en avait 102, soit une diminution de 12 points de services en huit ans. Et du côté des banques, sur le même territoire, il y avait pour toutes les institutions confondues 47 points de services et succursales.

En 2012, les changements ont été la fusion des caisses de Charlesbourg et Saint-Rodrigue, et de celle de Sainte-Foy avec Pointe-Sainte-Foy.

À son avis, les fermetures ne sont pas aussi tragiques qu'on voudrait le laisser croire. Mme Genest indique aussi que les modes de transactions se sont grandement transformés dans les 10 dernières années. Statistiquement, les transactions par Internet ont grimpé de 2200 % pendant que celles au comptoir diminuaient de 32 %, alors qu'aux guichets automatiques, la baisse était de 23 %. Et les services mobiles sur les téléphones mis en service en 2010 ont enregistré 8 millions de transactions.

«Les caisses doivent s'adapter, affirme-t-elle. Les administrations doivent réfléchir localement aux mesures à prendre pour mieux répondre à la majorité de leurs membres. Mais les caisses ne laisseront jamais tomber les personnes dans le besoin pour les services au comptoir. On offrira des billets de taxi ou d'autobus. Pour les transactions au guichet, on fournira du personnel pour aider les gens à se familiariser avec le système.»

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