Surplus énergétiques: la CAQ veut une enquête

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«C'est une situation alarmante qui risque de coûter très cher aux Québécois», a déploré mardi le député caquiste et critique d'Hydro-Québec, François Bonnardel.

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(Québec) La Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) réclame une enquête du Vérificateur général du Québec sur la gestion des importants surplus d'électricité accumulés chez Hydro-Québec. «C'est une situation alarmante qui risque de coûter très cher aux Québécois», a déploré mardi le député caquiste et critique d'Hydro-Québec, François Bonnardel.

Un article du Soleil publié mardi soulignait que les surplus d'électricité accumulés par Hydro-Québec dans ses coffres pourraient coûter aux Québécois 4,5 milliards $ d'ici 2020. Au cours des huit prochaines années, la division Distribution d'Hydro-Québec devra notamment gérer des surplus d'approvisionnement bruts de 72,1 térawattheures (TWh). Un térawattheure peut alimenter 50 000 maisons.

Résultat : la hausse tarifaire demandée par Hydro-Québec à ses clients pourrait être très salée, soit environ 5 % d'augmentation annuelle pour récupérer 500 millions $ de pertes par année.

Selon la CAQ, la société d'État entretient une culture «du manque de transparence» qui est devenue intolérable dans le contexte actuel. «Il faut que la ministre Martine Ouellet et le pdg d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, expliquent aux Québécois ce qui s'est passé dans la gestion des stocks énergétiques. Le silence a assez duré», a souligné le député Bonnardel. Le pdg d'Hydro-Québec participera à une commission parlementaire à la fin du mois de janvier à Québec. Cette commission parlementaire portera toutefois principalement sur la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Nouvelle réalité

M. Bonnardel soutient qu'Hydro-Québec doit s'adapter rapidement à la nouvelle réalité énergétique nord-américaine avec un «nouveau plan de match» alors que la faiblesse des prix du gaz naturel dicte maintenant le marché de l'électricité sur la côte est américaine. La société d'État peine ces temps-ci à obtenir 4 ¢ pour chaque kilowattheure vendu aux États-Unis.

Cette année, Hydro-Québec Distribution prévoit dépenser tout près de 500 millions $ pour acheter de l'électricité dont elle n'a pas besoin de producteurs d'énergie éolienne et de petites centrales hydroélectriques à un coût moyen de 10 ¢ le kilowattheure. Au cours des huit prochaines années, Hydro-Québec Distribution comptera ainsi des surplus de 9 TWh par année.

D'après François Bonnardel, les événements des derniers mois chez Hydro-Québec (fermeture de Gentilly-2 notamment) militent pour l'instauration de mesures de surveillance plus étroites au sein de l'administration de cette importante société d'État. «Je pense qu'il est primordial que le Vérificateur général puisse aller mettre son nez là-dedans», a-t-il réitéré.

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