Prix des maisons: stabilisation prévue en 2013 à Québec et dans la Chaudière-Appalaches

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La vigueur du marché immobilier a encore tiré à la hausse la valeur des maisons de Québec, en particulier en 2010, quand le prix moyen résidentiel s'est accru de 11,8%.

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(Québec) Le prix moyen des propriétés, toutes catégories confondues, a poursuivi son ascension entamée en 2003 pour atteindre 227 811 $ en 2012 sur le territoire de Québec-Chaudière-Appalaches, soit une hausse de 4,9 % par rapport à 2011. La Chambre immobilière de Québec (CIQ) prévoit qu'il se stabilisera en 2013.

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Source: Chambre immobilière de Québec

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Devant quelque 225 invités, la CIQ a présenté jeudi son bilan de 2012 et ses prévisions du marché immobilier des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches pour 2013.

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, qui englobe notamment Lévis et l'île d'Orléans, 7200 propriétés résidentielles ont changé de main en 2012, soit pratiquement le même nombre de transactions qu'en 2011. Les acheteurs ont dépensé 266 998 $ en moyenne pour une maison unifamiliale. Les arrondissements Les Rivières (8,3 %) et La Cité-Limoilou (6,4 %) ont affiché les augmentations de prix les plus fortes l'an passé relativement aux maisons unifamiliales.

Val-Bélair est le quartier de la région de Québec où se sont vendues, en nombre absolu, le plus de propriétés unifamiliales en 2012, soit 337. Mais en pourcentage, les plus dynamiques par rapport à 2011 sont la ville de L'Ancienne-Lorette (20,6 %), ainsi que les arrondissements Beauport (17,6 %) et Les Rivières (9,8 %).

Du côté de Lévis, c'est dans le secteur Chutes-de-la-Chaudière-Est que la hausse du prix moyen des maisons unifamiliales a été la plus forte, soit 6,3 %, pour atteindre 250 838 $.

En ce qui a trait au nombre de maisons unifamiliales vendues, les arrondissements les moins actifs ont été La Cité-Limoilou (- 8,4 %) et la Haute-Saint-Charles (- 4,6 %).

À Québec, les ventes de résidences unifamiliales de plus de 500 000 $ sont passées de 95 à 113, en hausse de 19 %. Huit maisons de plus de 1 million $ ont été vendues en 2012, contre trois en 2011.

En 2013, la CIQ prévoit que le nombre de propriétés vendues diminuera légèrement en regard de 2012, que l'inventaire des propriétés à vendre augmentera et que les ventes totales en dollars poursuivront leur ascension, mais de façon modérée.

La copropriété

La directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault, estime que le ratio vendeurs/acheteur atteindra l'équilibre pour les propriétés unifamiliales et les plex (entre 8 et 10 vendeurs pour un acheteur), mais qu'il pourrait basculer dans un marché d'acheteurs dans le cas des copropriétés. Pendant son allocution, Mme Gaudreault s'est attardée aux copropriétés, mentionnant que 1820 avaient changé de main dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, soit un recul de 4,5 % par rapport en 2011. Les condos ont constitué 40 % des mises en chantier, en 2012. Ce taux diminuera cette année, prédit-elle.

En 2012, le délai de vente moyen pour un condo était monté à 110 jours, alors qu'il était de 85 en 2010. Les délais continueront de s'allonger. «Il faut ramener les inquiétudes à la baisse en ce qui concerne la copropriété», a commenté Mme Gaudreault, en marge de son allocution. Elle note que les baby-boomers et les personnes âgées ont manifesté un engouement pour la copropriété l'an dernier. «Le marché n'est pas saturé, a-t-elle affirmé. L'immobilier est toujours le meilleur investissement.» Les modifications qui s'en viennent dans «l'encadrement de la copropriété» constituent des incitatifs intéressants, ajoute-t-elle en faisant référence, notamment, aux fonds de réserve et à la compétence des gestionnaires.

Les prix moyens des condos ont connu les plus fortes hausses dans les arrondissements de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge (8,2 %), La Cité-Limoilou (7,1 %) et Beauport (6,1 %) pour atteindre respectivement 245 313 $, 255 349 $ et 188 496 $. Les copropriétés les moins chères de Québec sont dans l'arrondissement Charlesbourg (171 381 $). Sur la Rive-Sud, elles se trouvent dans le secteur des Chutes-de-la-Chaudière-Est (196 409 $).

Les principaux facteurs touchant l'immobilier favoriseront le marché de Québec en 2013, analyse la CIQ : les taux d'intérêt encore bas, malgré une hausse potentielle fin 2013, début 2014; le taux d'inoccupation des logements en hausse à 2 % (1,4 % en 2011); la baisse de 18 % des mises en chantier prévue par la Société canadienne d'hypothèques et de logement; le taux de chômage très bas à Québec (4,9 %), le meilleur de la province et le quatrième au Canada; l'ardeur et le dynamisme soutenus à Québec. La CIQ anticipe ainsi une détente pour le marché immobilier cette année.

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