Papiers White Birch parmi les flops de l'année, selon les conseillers en ressources humaines

Le cas de Papiers White Birch illustre bien,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le cas de Papiers White Birch illustre bien, selon Florent Francoeur, président-directeur général de l'OCRHA, ce qui risque de se produire dans de nombreuses sphères du monde du travail au cours des prochaines années.

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(Québec) La saga de Papiers White Birch a eu de l'écho partout au Québec en 2012, tellement qu'elle se retrouve parmi les flops de l'année selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (OCRHA).

Les négociations entre le maire Régis Labeaume et les différents syndicats de la Ville de Québec ont également retenu l'attention de l'Ordre, qui a placé ce dossier parmi les inclassables de 2012.

Selon Florent Francoeur, président-directeur général de l'OCRHA, «le nerf de la guerre» du monde du travail en 2012 est sans contredit la viabilité des systèmes de retraite à moyen et à long termes. «De façon générale, les relations de travail ont atteint une certaine forme d'équilibre et de maturité. On ne voit pas, à peu d'exceptions près, de grève ou de lock-out qui sont des résultats d'augmentation de salaire. Ça joue dans le 2 % ou 3 %, alors il n'y a pas de demandes extravagantes de part et d'autre. Ce qui fait que l'épée de Damoclès, c'est vraiment la question des régimes de retraite», explique-t-il.

Le cas de Papiers White Birch illustre bien, à son avis, ce qui risque de se produire dans de nombreuses sphères du monde du travail au cours des prochaines années. «White Birch fait partie des premiers cas où on se rend compte que les régimes de retraite sont dramatiquement en danger. On pense de plus en plus que si on ne trouve pas de solution ensemble, on va voir arriver d'autres situations comme celle-là.»

Voilà pourquoi les recommandations du Comité d'experts sur l'avenir du système de retraite, présidé par Alban D'Amours, sont très attendues à la fin de l'hiver. «Il faut avoir une réflexion plus large, une réflexion sociétale et gouvernementale, indique M. Francoeur. Il faut que chacun des Québécois, que ce soit un employeur ou un employé, se conscientise au fait que nos régimes de retraite sont à très grands risques et que l'on doit s'y attaquer de front pour mener une réforme assez importante au cours des prochaines années.»

La Ville de Montréal en exemple

L'OCRHA croit que le cas de la Ville de Montréal, qui s'est entendue avec ses cols bleus en octobre, devrait servir d'exemple. «Non seulement ils ont réussi à s'entendre trois mois avant l'échéance de la convention collective, mais ils ont abordé la question des régimes de retraite et il y a peut-être là une graine, des pistes de solution qu'on devrait regarder pour l'ensemble de la société québécoise», signale le président. Ce dossier de la métropole a d'ailleurs obtenu une place parmi les tops de l'année selon l'OCRHA, avec le ministère du Travail et la Commission des relations du travail, qui ont respectivement célébré leurs 80 et 10 ans d'existence.

Parmi les flops, on trouve aux côtés de Papiers White Birch la faillite d'Aveos, qui a entraîné la perte de 1800 emplois au Canada, dont 1200 à Montréal. L'imposition par le gouvernement Harper de lois spéciales pour régir les relations de travail, notamment dans le cas d'Air Canada et du Canadian Pacifique au printemps, est également au palmarès.

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