Le vérificateur signale des «lacunes» importantes dans les contrats informatiques

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«On a trop d'indices présentement de manque de rigueur ou de manque de saine gestion pour qu'on ne passe pas à une autre étape pour corriger la situation», a laissé tomber Michel Samson, jeudi.

La Presse Canadienne

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(Québec) Peu de place à la libre concurrence. Des contrats signés à des montants supérieurs à la soumission. Un manque d'expertise à l'interne. Le Conseil du trésor devrait se poser des questions sur la gestion des contrats liés à l'informatique, d'après le vérificateur général (VG).

«On a trop d'indices présentement de manque de rigueur ou de manque de saine gestion pour qu'on ne passe pas à une autre étape pour corriger la situation», a laissé tomber Michel Samson, jeudi.

L'équipe du VG a passé à la loupe 38 contrats octroyés cette année par le Centre de services partagés (CSPQ), Revenu Québec (RQ) et la Régie des rentes (RRQ), d'une valeur totale de 271 millions $.

Les vérificateurs sont «préoccupés» par le fait que, dans près de la moitié des cas, 17 contrats, une seule soumission ait été déposée. Pourtant, entre 11 et 25 organisations avaient payé pour obtenir les documents d'appel d'offres. Moins de deux soumissions en moyenne ont été déposées pour les 38 contrats scrutés.

«Le libre jeu de la concurrence ne s'exerce vraiment pas, constate M. Samson. On peut vraiment se questionner là-dessus.»

Autre problème, au CSPQ, neuf contrats ont été signés à des montants considérablement supérieurs à ceux prévus dans la soumission gagnante. Par exemple, note M. Samson, le CSPQ estime ses besoins à 15 millions $. Une entreprise emporte le contrat grâce à une soumission à 10 millions $, mais le contrat est quand même signé à 15 millions $ par le CSPQ et l'ensemble de l'argent est dépensé.

«L'entité elle-même n'a pas été en mesure de nous justifier pourquoi elle avait agi de la sorte», note le VG. Il juge notamment la situation «inéquitable» pour les autres soumissionnaires.

Facturation élevée

De la facturation à des taux supérieurs à ceux convenus par contrat a aussi été observée. Par exemple, sur un contrat, l'une des entités vérifiées a accepté de verser un taux journalier de 2600 $ alors que le maximum prévu était de 700 $.

Si le VG avait déterré des informations de nature à suspecter de la collusion, il en aurait informé les autorités policières. Cela n'est pas le cas «présentement». «Il n'en demeure pas moins qu'il y a des risques importants», a déclaré M. Samson.

Le vérificateur note également que le gouvernement du Québec a «beaucoup plus recours» à des ressources externes que d'autres administrations. Une pratique qui peut mener à une perte d'expertise et «créer un lien de dépendance avec les fournisseurs».

«Ce n'est pas normal qu'un ministère ou une organisation gouvernementale confie des postes stratégiques à des gens de l'externe», constate le vérificateur.

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