Cominar à Québec pour y rester

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Michel Dallaire dirige Cominar, une entreprise fondée par son père Jules en 1965.

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Louis Tanguay
Louis Tanguay
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(Québec) Quand le Fonds de placement immobilier (FPI) Cominar a acquis en 2007 un portefeuille de 54 immeubles appartenant à sa rivale montréalaise Alexis Nihon, c'était le résultat d'une deuxième offensive en ce sens.

 

 

 

 

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Le complexe Jules-Dallaire, qui s'élève sur le boulevard Laurier, porte le nom du fondateur  de Cominar.

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Les premières négociations avaient achoppé et le président et chef de la direction de l'entreprise de Québec, Michel Dallaire, avait compris qu'on lui avait dit non à l'autre bout de l'autoroute 20, à cause du refus de Cominar de déménager son siège social dans la métropole.

Les membres du Cercle finance de Québec ont été les premiers non-initiés à entendre, la semaine dernière, cette partie de l'histoire de ce qui est maintenant la plus importante société publique (cotée en Bourse) ayant son siège social dans la capitale.

C'était pour Michel Dallaire une façon de faire comprendre à ses auditeurs que Cominar est à Québec pour y rester et pour croître.

«Nos racines sont ici»

«Nos racines sont ici et on est capable d'y croître à l'échelle nationale, malgré les défis du recrutement du personnel bilingue», ajoutait-il en marge de sa conférence.

L'homme a le tour d'étonner les financiers parce qu'il raisonne comme un ingénieur qui a travaillé sur les chantiers de construction avant d'apprendre tour à tour les rouages de l'entretien, du service à la clientèle, du développement et du financement d'un grand parc immobilier.

Son équipe administre depuis le siège social de la rue du Marais le plus important portefeuille d'immeubles commerciaux au Québec.

Les ramifications de ses 35 millions de pieds carrés de surface locative s'étendent de la Colombie-Britannique jusqu'à Terre-Neuve. M. Dallaire n'est pas peu fier de l'entreprise fondée par son père Jules, en 1965. Ce menuisier, venu à Québec quelques années plus tôt pour construire des maisons, avait obliqué vers le commerce de l'alimentation et du meuble.

De cette expérience, il a gardé en abordant l'immobilier le principe de la relation d'affaires qui place le client au-dessus du commerçant au lieu de subordonner le locataire au locateur. Ce changement d'approche modifiait aussi la relation entre les employés et les occupants des immeubles.

Encore aujourd'hui, dit son fils, les occupants aiment être en contact avec les mêmes visages des employés du propriétaire, si un problème de climatisation survient, au lieu de représentants anonymes de sous-traitants.

Zéro sous-traitance

Cominar, explique son chef, vise à réduire au minimum la sous-traitance dans tous les corps de métier. Cela passe nécessairement par une transition quand la fiducie acquiert de grandes surfaces. Dans le cas d'Alexis Nihon, l'intégration complète a demandé un an et demi de travail. En 2012, Cominar a acquis pour 2,6 milliards $ d'actifs immobiliers (Canmarc et GE). Il est plus exigeant d'intégrer du personnel que des briques, mais ça va bien, dit le patron, qui prévoit que ça prendra encore un an et demi.

Actuellement, Cominar compte 430 employés. La compagnie en avait 68 en 1998, quand elle s'est transformée en fiducie immobilière. Cette transaction a été un puissant coup d'accélérateur pour l'entreprise, qui avait alors des revenus annuels de 26 millions $. Cette année, elle projette 635 millions $. Ce chiffre s'est donc multiplié par 24 en 14 ans. L'accès à du capital nouveau lui a permis de gagner une diversification géographique de ses risques tout en conservant une répartition de ses activités dans trois secteurs (centres commerciaux, bureaux et immeubles industriels) qui réagissent différemment aux cycles économiques.

Quand Cominar achète un ensemble d'immeubles «de façon très disciplinée», c'est aussi l'expertise de son équipe de gestion qui l'intéresse. Michel Dallaire veut des gens qui connaissent aussi bien leur marché local que ceux de Cominar connaissent celui de Québec.

Ici, dit le spécialiste, avec le plus bas taux d'inoccupation des bureaux au Canada (4,6 % comparativement à 8,1 % à Toronto), «il reste de la place pour construire, et vous allez en voir d'autres».

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